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La réforme de la police genevoise passe de justesse

Contestée par référendum, la nouvelle Loi sur la police est acceptée avec 42 voix d’écart. Les résultats officiels seront validés mercredi par le Conseil d’Etat.

Malgré le score serré, Pierre Maudet s'estimait satisfait du résultat.
Malgré le score serré, Pierre Maudet s'estimait satisfait du résultat.
Laurent Guiraud

Du jamais-vu. La nouvelle Loi sur la police (LPol) a été acceptée dimanche par le peuple avec 42 voix d’écart seulement. C’est un des plus petits écarts jamais enregistrés, depuis l’acceptation de l’initiative sur la mobilité douce en 2011 avec 603 voix d’avance, rappelle la Chancellerie.

Vers midi, la salle des pas perdus est ouverte, les représentants des partis s’y précipitent pour prendre connaissance du résultat. Le oui est d’abord donné gagnant avec 400 voix d’écart, mais celui-ci s’amenuise au fur et à mesure des résultats des grandes communes suburbaines et ceux des arrondissements populaires de la Ville de Genève. Vers 13 heures, la présidente du PS Carole-Anne Kast assure que, «vu les écarts, le non va passer». Erreur, finalement, car le oui surnage encore lorsque le dépouillement se clôt. «Quel que soit le résultat, le PS est satisfait, précise la socialiste. Nous préférons le oui, mais ce n’est pas un plébiscite pour Pierre Maudet qui fonctionne comme il l’entend, ni pour le MCG qui a multiplié les arguments mensongers durant la campagne.»

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