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Aide socialeRéinsertion: l'économie priée de participer davantage

L'ex-président de la Conférence des directeurs des affaires sociales demande un fonds national alimenté par les entreprises pour la formation des personnes à l'aide sociale.

Qui doit payer la formation des personnes à l'aide sociale? Telle est la question.
Qui doit payer la formation des personnes à l'aide sociale? Telle est la question.
Keystone

C'est bien connu: de nombreux bénéficiaires de l'aide sociale n'arrivent pas à réintégrer le monde du travail car il leur manque les qualifications nécessaires. Conséquence: les coûts du social explosent. Mais il existe peut-être une solution, estime Peter Gomm, ancien conseiller d'Etat (PS/SO). L'ex-président de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales exige que l'économie s'investisse davantage dans la réinsertion professionnelle.

Peter Gomm aimerait ainsi la création d'un fonds national de formation à l'image de ce qui se fait déjà à Genève, expliquent le Tages-Anzeiger et le Bund lundi. En effet, il existe à Genève un fonds destiné aux organisations actives dans la formation financé à 70% par des entreprises, le reste provenant des caisses du canton. Un système équitable, estime le politicien, puisque l'économie peut ainsi puiser dans ce réservoir autant de personnel dont elle a besoin.

Pas d’enthousiasme

La proposition du Soleurois ne suscite pas franchement l'enthousiasme du côté des milieux économiques. Ainsi le conseiller national fribourgeois Jean-François Rime, président de l'USAM, l'Union suisse des arts et métiers, admet que les entreprises pourraient davantage contribuer à la réinsertion professionnelle des personnes à l'aide sociale. Mais il ne croit pas au système d'un fonds national financé par les employeurs. «Les salaires et les taxes rendent déjà la vie des entrepreneurs difficile», explique-t-il.

La faîtière des patrons met également en garde contre le manque de transparence et la bureaucratie dans les fonds obligatoires de la formation professionnelle. En outre, seuls 30% des bénéficiaires de l'aide sociale seraient aptes à travailler et seuls 5% d'entre eux seraient capables de suivre une nouvelle formation, selon des experts.

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