Les restaurants mieux contrôlés que les hôpitaux

SantéLes cantons ne contrôlent pas suffisamment les hôpitaux en matière d'hygiène, selon comparis.ch et le Forum alémanique des consommateurs kf. Seuls six cantons effectuent des contrôles de terrain réguliers.

L'hôpital cantonal de Sion. (Photo d'illustration)

L'hôpital cantonal de Sion. (Photo d'illustration) Image: Keystone

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Six autres cantons renoncent à tout contrôle d'hygiène sur le terrain, et quatre ne le font que ponctuellement. «Les contrôles d'hygiène par les autorités sanitaires cantonales sont plus stricts dans un snack que dans une salle d'opération», dénoncent dans un communiqué publié mardi le comparateur Internet comparis.ch et le Forum alémanique des consommateurs kf. Les deux organisations ont mené une enquête auprès des autorités sanitaires cantonales.

Carlo Conti, président de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS), rejette la critique. Les cantons ont un devoir de surveillance du contrôle qualité effectué par les hôpitaux, a-t-il expliqué à l'ats.

Responsabilité des cantons

«Les cantons ont la tâche de vérifier que les hôpitaux prennent bien leurs responsabilités en termes de protection de la santé des patients», a-t-il poursuivi. Les contrôles sont cependant effectués selon les risques identifiés. Ils sont donc plus poussés dans les hôpitaux où l'on observe plus de cas d'infections, selon lui.

Au total, vingt cantons ont répondu à l'enquête de comparis et kf. Les cantons de Glaris, Soleure, Obwald, Uri, du Jura et du Valais ont admis ne pas faire de contrôle d'hygiène dans les hôpitaux. Au contraire, les cantons de Berne, les Grisons, Lucerne, Nidwald, Schwyz et Zurich indiquent mener des contrôles réguliers.

Saint-Gall, Thurgovie, Bâle-Campagne et Bâle-Ville, mènent des contrôles ponctuels, selon les besoins ou en cas de soupçon d'infections. Les dix derniers cantons n'ont pas répondu à cette question ou n'ont pas participé à l'enquête.

Besoin d'agir

M. Conti ne nie pas le besoin d'agir dans le domaine. «Les cantons devraient notamment s'assurer que les instruments de contrôle utilisés par les hôpitaux sont à jour.» Il soutient également les nombreuses revendications demandant plus de transparence de la part des hôpitaux en matière d'infections.

L'Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux et les cliniques (ANQ) va dans le même sens. Elle a publié l'an dernier un rapport anonymisé contenant le nombre de cas d'infections postopératoires. Dans son prochain rapport, les cas devraient être listés par hôpitaux, avait annoncé l'ANQ en 2013.

Pas d'environnement stérile

Les infections en milieu hospitalier sont répertoriées par Swissnoso, un groupe d'experts constitué sous l'impulsion de l'Office fédéral de la santé publique.

«Un environnement complètement stérile n'existe pas», rappelle Hugo Sax, de l'Hôpital universitaire de Zurich et membre de Swissnoso. Les patients s'infectent en général avec leurs propres germes, a-t-il expliqué à l'ats. Chaque humain transporte en effet sur et en lui 1,5 kilogramme de germes.

Mais le besoin d'agir est reconnu à tous les niveaux, selon M. Sax. La plupart des hôpitaux ont aujourd'hui des spécialistes en hygiène. Un programme national de contrôle qualité a également été lancé par la Confédération et la nouvelle loi sur les épidémies permet de prendre de nouvelles mesures.

Selon Swissnoso, 70'000 personnes contractent chaque année une infection lors d'un séjour à l'hôpital et 2000 en décèdent. Une prévention efficace permettrait d«éviter environ 30% des infections acquises en milieu hospitalier. (ats/nxp)

Créé: 13.05.2014, 20h23

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