Les hôpitaux souffrent d'un retard d'investissements

SantéLe système hospitalier suisse est en pleine mutation mais le retard d'investissements met les cantons et les hôpitaux sous pression.

Le système hospitalier suisse est en pleine mutation.

Le système hospitalier suisse est en pleine mutation. Image: Keystone

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Le principal défi tient au retard d'investissements dans les infrastructures, qui met les établissements et les cantons sous pression. Une étude du Credit Suisse y voit aussi des opportunités pour le secteur privé.

Le nouveau financement hospitalier, introduit en 2012, n'a pas encore déployé ses effets, constate Damian Künzi, un des auteurs de l'étude présentée mardi. Il est en outre difficile d'anticiper précisément son impact tant les incertitudes sont grandes, notamment quant à l'application de ce nouveau cadre.

L'économiste dégage toutefois deux tendances claires: le glissement du stationnaire vers l'ambulatoire va se poursuivre, ce qui implique une diminution du nombre de lits nécessaires dans les hôpitaux de soins généraux. Parallèlement, la demande en services de santé va continuer de croître, en particulier dans la région lémanique.

Réorganisation des soins

La consolidation du marché hospitalier va donc se faire dans un marché en croissance, ce qui facilitera les choses, estime M. Künzi. Désormais mis en concurrence, les hôpitaux -surtout ceux de petite taille- vont devoir repenser leur offre. Les traitements spécialisés seront à l'avenir centralisé à l'échelle d'une région.

La densité de l'offre de soins en Suisse est particulièrement élevée. Malgré la topographie, 98,4% de la population peut atteindre un hôpital de soins généraux en moins de 20 minutes en voiture. Les établissements offrant des soins de pointe se trouvent à moins de 30 minutes pour neuf habitants sur dix. Une plus grande concentration ne péjorera pas l'accessibilité des soins, estime l'étude.

Bâtiments vétustes

Le principal défi que les hôpitaux devront relever concerne les infrastructures. Alors que les coûts de la santé ont pratiquement doublé entre 1995 et 2011, les investissements dans les bâtiments hospitaliers n'ont augmenté que de 8% sur cette même période.

Ce retard doit être comblé, et les 10% dévolus aux investissements dans les forfaits par cas n'y suffiront pas, prédisent les analystes. Des projets de construction pour près de 9 milliards de francs ont été recensés par les auteurs de l'étude. De nombreux autres sont encore dans les tiroirs.

Si certains cantons optent pour un subventionnement, d'autres préféreront des partenariats avec le secteur privé. Les hôpitaux pourraient externaliser les tâches ne relevant pas des services médicaux de base, comme la gestion de leurs bâtiments, la prévention ou la réadaptation, suggère l'étude du Credit Suisse. (ats/nxp)

Créé: 27.08.2013, 14h50

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