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Le retour du Tessin après 18 ans d'attente

Ignazio Cassis est le 8e représentant du canton du sud des Alpes. Trois PLR et quatre PDC l'ont précédé.

Le conseiller fédéral tessinois que les relations de la Suisse avec l'UE constituent une priorité pour 2018. (Jeudi 1 février 2018)
Le conseiller fédéral tessinois que les relations de la Suisse avec l'UE constituent une priorité pour 2018. (Jeudi 1 février 2018)
Keystone
Ignazio Cassis (2ème depuis la droite) sera le prochain ministres des affaires étrangètres. Laissé vacant par Didier Burkhalter, le DFAE restera donc en mains libérales-radicales. (Vendredi 22 septembre 2017)
Ignazio Cassis (2ème depuis la droite) sera le prochain ministres des affaires étrangètres. Laissé vacant par Didier Burkhalter, le DFAE restera donc en mains libérales-radicales. (Vendredi 22 septembre 2017)
Keystone
La présidente du PLR, Petra Gössi, a les faveurs de certains élus de droite, notamment de l'UDC, sous le Coupole. Elle a l'avantage d'être une femme de poigne et de représenter la Suisse centrale. Mais elle est alémanique et le PLR veut un(e) Latin(e).
La présidente du PLR, Petra Gössi, a les faveurs de certains élus de droite, notamment de l'UDC, sous le Coupole. Elle a l'avantage d'être une femme de poigne et de représenter la Suisse centrale. Mais elle est alémanique et le PLR veut un(e) Latin(e).
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Les Tessinois ont attendu 18 ans avant de voir à nouveau un des leurs siéger au Conseil fédéral.

Sept Tessinois ont été conseillers fédéraux auparavant: Stefano Franscini (PLR, 1848-1857), Giovanni Battista Pioda (PLR, 1857-1864), Giuseppe Motta (PDC, 1912-1940), Enrico Celio (PDC, 1940-1950), Giuseppe Lepori (PDC, 1955-1959), Nello Celio (PLR, 1967-1973) et Flavio Cotti (PDC, 1987-1999).

En alignant désormais huit ministres, le Tessin ne se retrouve que derrière quatre cantons dans le palmarès des viviers de conseillers fédéraux. Zurich en a fourni 20, Vaud 15, Berne 14 et Neuchâtel 9.

Essayé, pas pu

Ce qui n'a pas empêché les italophones de trouver le temps très long depuis 1999. Les périodes sans Tessinois étaient en général plus courtes, à l'exception notable des 48 ans qui ont séparé le départ de Giovanni Battista Pioda et l'arrivée de Giuseppe Motta.

Ce n'est pas faute d'avoir essayé pendant 18 ans. Candidats officiels, non retenus ou involontaires, des Tessinois ont régulièrement réuni des voix lors des élections au Conseil fédéral: Remigio Ratti (PDC) en 1999, Patrizia Pesenti (PS) en 2002, Fulvio Pelli (PLR) en 2003, Chiara Simoneschi (PDC) en 2006, Dick Marty (PLR) en 2009, Ignazio Cassis (PLR) en 2010 (12 voix au premier tour), Marina Carobbio (PS) en 2011, Norman Gobbi (Lega) en 2015. Mais jamais le succès n'a été au rendez-vous.

Concurrence entre Latins

Ce n'est pas la première fois qu'un italophone s'assoit dans le fauteuil laissé libre par un francophone. Nello Celio a succédé au Vaudois Paul Chaudet, parti après l'affaire des Mirages. Pendant trois ans, les Romands n'ont eu ensuite qu'un élu au gouvernement. Cette fois, Ignazio Cassis côtoiera deux francophones: l'UDC Guy Parmelin et le socialiste Alain Berset.

La présence de trois Romands au Conseil fédéral, qui a prévalu entre 1959 et 1961, entre 1999 et 2006 depuis 2016, était plutôt inhabituelle. La formule à trois Latins - deux francophones et un italophone - est plus fréquente.

Avant l'élection d'Ignazio Cassis, elle a fonctionné six fois (1912-1913, 1917-1934, 1947-1950, 1955-1959, 1970-1973, 1987-1999). Cinq fois, les Romands se sont retrouvés seuls dont une fois (1875-1881) sans aucun Tessinois à leurs côtés.

On dirait le Sud

L'élection d'un Tessinois déplace un peu vers le sud le centre de gravité gouvernemental. Avec le départ du Neuchâtelois Didier Burkhalter, l'«Espace Mitteland» n'a plus que trois conseillers fédéraux: le Fribourgeois Alain Berset et les Bernois Johann Schneider-Ammann et Simonetta Sommaruga. Vaud est représenté par Guy Parmelin, Zurich par Ueli Maurer et Argovie par Doris Leuthard.

Plusieurs régions, notamment la Suisse orientale et la Suisse centrale, rongent leur frein dans l'attente d'une prochaine vacance au gouvernement. Les deux Bâles ont dû se contenter de trois conseillers fédéraux depuis 1848. Cinq cantons attendent toujours d'envoyer l'un des leurs à Berne: Uri, Schwytz, Nidwald, Schaffhouse et le Jura.

(ats)

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