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Armée suisseUn retraité décide de refaire l'école de recrues

Un ancien colonel, qui a fait son école il y a 40 ans, tient à se rendre compte de ce qu'est devenue l'armée. Son expérience, qui se tient à Payerne, intéresse les gradés.

Un senior figure parmi les habituelles jeunes recrues de Payerne.
Un senior figure parmi les habituelles jeunes recrues de Payerne.
Keystone

Alors que nombre de jeunes gens freinent des quatre fers à l'idée d'effectuer l'école de recrues, un préretraité lui a décidé de s'y recoller. Et ce volontairement, rapporte le Blickmardi. En effet, Robert Lüssi est âgé de 62 ans, il a été colonel à l'armée et ce Bernois tient à savoir à quoi ressemble aujourd'hui la grande Muette.

Du coup, l'homme, qui a aussi été vice-directeur de l'administration des douanes, fait partie de la volée des nouvelles recrues qui officient sur la base aérienne de Payerne (VD). Et il espère effectuer au moins 7 des 18 semaines de formation. «J'aimerais savoir ce qui a changé en 40 ans d'organisation, de direction, de formation, mais aussi en termes de matériel et d'infrastructures», explique Robert Lüssi, qui a fait sa première école de recrues en 1976. L'ex-colonel doit aussi tenir un journal intime et évaluer ses impressions pour l'armée.

«Nous ne l'épargnerons pas»

L'idée de cette expérience est venue à la lecture d'un article de presse dominicale en 2017. «Alors que je m'émerveillais des choses géniales qui se faisaient aujourd'hui à l'école de recrues, c'est ma femme qui m'a proposé d'y retourner», confie-t-il.

Robert Lüssi est le premier Suisse de son âge à refaire l'école de recrues. Mais tous les retraités ne peuvent pas suivre son exemple, explique le commandant de l'école Simone Rossi. Il a fallu plusieurs discussions au préalable pour que cette expérience se tente.

Du coup, le préretraité dispose d'une autorisation spéciale de l'ancien ministre de la Défense Guy Parmelin. Un contrat avec l'armée stipule également qu'il ne percevra aucun salaire et n'aura droit à aucune indemnisation ni assurance. Il sera considéré comme un soldat normal, sans privilège. «Nous ne l'épargnerons pas», prévient Simone Rossi.

Remise en forme

Robert Lüssi le sait bien, et comme il n'est pas particulièrement sportif, il s'est remis en forme avant de commencer l'école. Selon ses dires, il s'est rendu au fitness trois fois par semaine pendant trois mois. «Je n'ai pas la forme de mes débuts, mais je suis apte au service».

Quant aux jeunes soldats, ils sont tous trop absorbés par leurs propres sentiments pour se préoccuper de leur «vieux» collègue. Une recrue a même dévié sèchement en corner quand le Blicklui a demandé ce qu'il pensait de cette expérience volontaire: «Comment le saurais-je ? C'est la première fois que je suis ici!»

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