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Rohingyas: Alain Berset soutient Kofi Annan

L'ex-patron de l'ONU prône un retour des réfugiés rohingyas dans leurs régions d'origine, notamment en Birmanie.

Des crimes de guerre ont bien été commis contre les Rohingyas mais pas de génocide, assure un rapport d'enquête birman lundi. (20 janvier 2020)
Des crimes de guerre ont bien été commis contre les Rohingyas mais pas de génocide, assure un rapport d'enquête birman lundi. (20 janvier 2020)
AFP
L'ancienne icône de la démocratie Aung San Suu Kyi comparait devant la Cour internationale de justice mardi pour défendre la Birmanie, accusée par d'autres pays de «génocide» contre les Rohingyas. (Mardi 10 décembre 2019)
L'ancienne icône de la démocratie Aung San Suu Kyi comparait devant la Cour internationale de justice mardi pour défendre la Birmanie, accusée par d'autres pays de «génocide» contre les Rohingyas. (Mardi 10 décembre 2019)
Keystone
This photo taken on September 22, 2017 shows children lining up relief supplies at the Kutupalong refugee camp for Rohingyas who have fled to Bangladesh to escape violence in Myanmar.The UN said September 25 that more than 436,000 refugees have crossed the border from Rakhine since August 25 when a military crackdown was launched after attacks by Rohingya militants, including thousands of children. Thousands of Rohingya children fleeing violence in western Myanmar have arrived alone in Bangladesh since August 25. These solo children are at risk of sexual abuse, human trafficking and psychological trauma, the UN children's agency said.  / AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET
This photo taken on September 22, 2017 shows children lining up relief supplies at the Kutupalong refugee camp for Rohingyas who have fled to Bangladesh to escape violence in Myanmar.The UN said September 25 that more than 436,000 refugees have crossed the border from Rakhine since August 25 when a military crackdown was launched after attacks by Rohingya militants, including thousands of children. Thousands of Rohingya children fleeing violence in western Myanmar have arrived alone in Bangladesh since August 25. These solo children are at risk of sexual abuse, human trafficking and psychological trauma, the UN children's agency said. / AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET
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Alain Berset, en visite mardi dans le camp de Rohingyas de Kutupalong (sud-est du Bangladesh), se range dans ce dossier derrière la doctrine de Kofi Annan. L'ex-patron de l'ONU prône un retour des réfugiés dans leurs régions d'origine, notamment en Birmanie.

Le président de la Confédération, qui a pu s'entretenir directement avec des réfugiés selon l'agence AP sur place, a fait sa déclaration lors de la visite de ce camp près de Cox's Bazar. Il s'était rendu plus tôt dans un hôpital récemment équipé grâce à l'aide de la Suisse et situé dans le même district, a indiqué la porte-parole du Département fédéral de l'Intérieur (DFI) Nicole Lamon.

A l'intérieur du camp, des centaines de milliers de réfugiés sont entassés dans des conditions très difficiles, a-t-elle ajouté. Le chef du DFI a pu se rendre compte du travail effectué sur ce site en matière de garderie d'enfants ou de distribution de nourriture.

Au troisième jour de sa visite au Bangladesh, Alain Berset a indiqué que les retours des réfugiés «devaient se faire de manière volontaire, sûre et digne», soulignant l'importance de soutenir en priorité les enfants et les femmes, particulièrement vulnérables. Il a encore rappelé que la Suisse oeuvrait étroitement avec les agences onusiennes et d'autres partenaires pour répondre à la crise actuelle.

Risque de génocide

En octobre, Kofi Annan a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter avec la Birmanie une «feuille de route» sur le règlement de la crise, à défaut de quoi celle-ci pourrait durer encore longtemps. Il a aussi jugé que les grandes puissances devaient travailler avec les dirigeants civils et militaires birmans pour y mettre un terme.

La commission dirigée par l'ex-secrétaire général des Nations unies, établie en 2016 à la demande de la cheffe de la diplomatie birmane Aung San Suu Kyi, a recommandé dans son rapport publié en août dernier de donner davantage de droits aux Rohingyas, apatrides et installés en Birmanie depuis des décennies, parfois des générations.

Selon l'ONU, près de 700'000 réfugiés, la plupart de la minorité Rohingya, ont fui au Bangladesh depuis le mois d'août dernier, afin d'échapper à une opération de l'armée birmane.

Lundi, le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a averti qu'un possible «génocide» ou une «épuration ethnique» contre la minorité musulmane des Rohingyas en Birmanie pourrait provoquer un conflit religieux dans la région.

(ats)

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