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Une voie royale s’ouvre pour les femmes PLR

Johann Schneider-Ammann ne se représentera pas en 2019. Le PLR à l’occasion unique de placer une femme au Gouvernement.

Elle était déjà favorite pour la succession de Hans-Rudolf Merz en 2010, mais avait perdu face à un certain Johann Schneider-Ammann. Cette défaite rageante a laissé des traces. Elle répète depuis que le Conseil fédéral n'est plus une option. Reste que personne ne la croit. Aujourd'hui Karin Keller-Sutter (SG) reste la grande favorite pour la prochaine vacance PLR. Son expérience d'Exécutif – elle a dirigé douze?ans le Département de la sécurité et de la justice du canton de Saint-Gall – et sa capacité à tisser des compromis en font la candidate idéale. D'autant plus qu'elle siège désormais au Conseil d'État, dont on dit que les membres aiment s'élire entre eux. Son accession au gouvernement permettrait à la Suisse orientale d'enfin retrouver le pouvoir fédéral
Elle était déjà favorite pour la succession de Hans-Rudolf Merz en 2010, mais avait perdu face à un certain Johann Schneider-Ammann. Cette défaite rageante a laissé des traces. Elle répète depuis que le Conseil fédéral n'est plus une option. Reste que personne ne la croit. Aujourd'hui Karin Keller-Sutter (SG) reste la grande favorite pour la prochaine vacance PLR. Son expérience d'Exécutif – elle a dirigé douze?ans le Département de la sécurité et de la justice du canton de Saint-Gall – et sa capacité à tisser des compromis en font la candidate idéale. D'autant plus qu'elle siège désormais au Conseil d'État, dont on dit que les membres aiment s'élire entre eux. Son accession au gouvernement permettrait à la Suisse orientale d'enfin retrouver le pouvoir fédéral
Keystone
C'est un nom qui se murmure de plus en plus dans les travées de la Berne fédérale. Petra Gössi (SZ) sera-t-elle candidate? Actuelle présidente du PLR, elle serait en tout cas assurée de figurer sur le ticket du parti. Son profil peut aussi intéresser une bonne partie du parlement. Positionnée bien à droite sur l'échiquier politique, elle peut faire un carton dans les rangs UDC. Petra Gössi a aussi pris du galon depuis qu'elle dirige le PLR. Peu présente et discrète au début de son mandat, elle a, depuis, acquis de l'assurance et de la visibilité, surtout dans la partie alémanique du pays. En Suisse romande, ses difficultés en français ne lui ont pas vraiment permis de rayonner. Son élection permettrait aussi d'offrir à son canton, Schwytz, le premier fauteuil de conseiller fédéral de son histoire.
C'est un nom qui se murmure de plus en plus dans les travées de la Berne fédérale. Petra Gössi (SZ) sera-t-elle candidate? Actuelle présidente du PLR, elle serait en tout cas assurée de figurer sur le ticket du parti. Son profil peut aussi intéresser une bonne partie du parlement. Positionnée bien à droite sur l'échiquier politique, elle peut faire un carton dans les rangs UDC. Petra Gössi a aussi pris du galon depuis qu'elle dirige le PLR. Peu présente et discrète au début de son mandat, elle a, depuis, acquis de l'assurance et de la visibilité, surtout dans la partie alémanique du pays. En Suisse romande, ses difficultés en français ne lui ont pas vraiment permis de rayonner. Son élection permettrait aussi d'offrir à son canton, Schwytz, le premier fauteuil de conseiller fédéral de son histoire.
Keystone
Regine Sauter (ZH) est l'option de rechange au duel rêvé qui opposerait Karin Keller-Sutter à Petra Gössi. Si la présidente du PLR ne se lance pas dans la course et que le parti décide de miser sur un ticket uniquement féminin, la candidature de Regine Sauter pourrait émerger. Actuelle directrice de la Chambre de commerce zurichoise, cette conseillère nationale représente à merveille cette aile libérale alémanique du parti qui est traditionnellement représentée au Conseil fédéral. Dans le camp des outsiders, d'autres noms sont encore évoqués, comme celui de la conseillère d'État zurichoise Carmen Walker Späh. Reste que l'ancienne présidente des femmes PLR a beaucoup clivé dans le parti et que les chances des élus qui ne siègent pas sous la Coupole sont souvent réduites.
Regine Sauter (ZH) est l'option de rechange au duel rêvé qui opposerait Karin Keller-Sutter à Petra Gössi. Si la présidente du PLR ne se lance pas dans la course et que le parti décide de miser sur un ticket uniquement féminin, la candidature de Regine Sauter pourrait émerger. Actuelle directrice de la Chambre de commerce zurichoise, cette conseillère nationale représente à merveille cette aile libérale alémanique du parti qui est traditionnellement représentée au Conseil fédéral. Dans le camp des outsiders, d'autres noms sont encore évoqués, comme celui de la conseillère d'État zurichoise Carmen Walker Späh. Reste que l'ancienne présidente des femmes PLR a beaucoup clivé dans le parti et que les chances des élus qui ne siègent pas sous la Coupole sont souvent réduites.
Keystone
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Après des années de disette, la configuration est idéale pour l’élection d’une conseillère fédérale PLR. Vendredi dans la «NZZ», Johann Schneider-Ammann annonçait qu’il ne se représenterait pas. «Mon objectif est clair, je veux rester jusqu’à fin 2019. Mais cette législature sera la dernière.» Cette déclaration lance officiellement la course à sa succession et place les candidatures féminines dans le peloton de tête.

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