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Le Salon des inventions étonne toujours

Jusqu’à dimanche, plus de 600 exposants présentent près de 1000 objets innovants dans la Halle 7 de Palexpo.

Le Salon des inventions de Genève est le plus important marché de licences au monde. Ci-dessus, le Chinois Raymond K. Y. Tong présente un exosquelette portable. (mercredi 13 avril 2016)
Le Salon des inventions de Genève est le plus important marché de licences au monde. Ci-dessus, le Chinois Raymond K. Y. Tong présente un exosquelette portable. (mercredi 13 avril 2016)
Keystone
Une société hongkongaise a conçu Neona, le premier scanner d'imagerie par résonance magnétique (IRM) réservé aux nouveau-nés (mercredi 13 avril 2016)
Une société hongkongaise a conçu Neona, le premier scanner d'imagerie par résonance magnétique (IRM) réservé aux nouveau-nés (mercredi 13 avril 2016)
Keystone
Pascal Bernhard a pensé un système qui recycle une tonne de plastique en 850 litres d'huiles minérales (mercredi 13 avril 2016)
Pascal Bernhard a pensé un système qui recycle une tonne de plastique en 850 litres d'huiles minérales (mercredi 13 avril 2016)
Keystone
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Il passe souvent inaperçu, coincé entre ses deux concurrents de taille: le Salon de l’automobile, en mars, et celui du livre et de la presse, à la fin d’avril. Le Salon des inventions – dont la 44e édition a ouvert ses portes ce mercredi et se tiendra jusqu’à dimanche – constitue pourtant une expérience étonnante. En particulier pour les Genevois, qui, le tourniquet de la Halle 7 à peine franchi, se sentiront en pleine foire asiatique à quelques kilomètres à vol d’oiseau du Jet d’eau.

Ici, c’est le chinois qui domine. On parle essentiellement mandarin et on aspire des nouilles assis par terre sur les stands vides. Les inventions sont, elles, présentées sobrement sur une table – toujours la même – en plastique blanc. Quant aux panneaux explicatifs – rédigés généralement en anglais – ils embrouillent parfois davantage qu’ils n’éclairent. Ne reste plus donc aux visiteurs qu’à déambuler entre les allées pour dénicher les inventions insolites. Et à force de sillonner l’exposition, on découvre quelques perles rares du monde entier.

Un sofa nommé «Desire»

Car forcément, il y a des objets qui attirent davantage le regard que d’autres. Comme cet urinoir aux voyants lumineux intitulé «Urinoir amusant». L’inventeur, le Chinois Yao Pin Tsai, explique – très sérieusement – qu’il s’agit d’un «jeu» pour inciter les petits garçons à «faire pipi sans éclaboussures». Son fonctionnement est simple: un système de lumières indique à l’enfant s’il se trouve suffisamment près de la cuvette, puis un capteur fixé au fond de l’urinoir totalise des points en fonction de la quantité de liquide reçue. «Plus le garçon visera la cible, plus il obtiendra un score élevé», démontre Yao Pin Tsai à l’aide de son pistolet à eau.

Dans le domaine des inventions loufoques, on retient également l’immense sofa rouge nommé «Desire» de l’Italien Mauro Cavagna. Equipé de poignées et de supports amovibles, l’engin est censé «améliorer le confort et diminuer l’effort physique» durant les rapports sexuels. Et où place-t-on cette énorme machine qui ne peut même pas servir de lit? Dans la «love-room», répond tout naturellement l’inventeur.

Du plastique au pétrole

Mais entre ces objets insolites et parfaitement inutiles, on trouve aussi des inventions qui pourraient améliorer la vie de plusieurs millions de personnes. On pense évidemment aux «briques pliables» du Turc Adem Aribas, des petites plaques de bois d’une largeur de 12 à 20 centimètres qui se montent et se démontent très facilement. Selon l’inventeur, une maison de deux étages peut ainsi être construite en dix jours, démantelée en moins de 24 heures puis réassemblée ailleurs. Adem Aribas relève que le concept est particulièrement intéressant pour loger des réfugiés, qui pourraient ainsi acquérir un logement «transportable dans un petit camion» pour 3000 à 5000 dollars. L’inventeur assure que le matériau résiste à la pluie, à l’orage et aux tremblements de terre.

Dans un autre registre, l’innovation suisse «Diesoil» vaut également le détour. Sur le stand volontairement jonché de détritus, on découvre qu’il est possible de recycler les déchets plastiques autres que le PET. Comment? Par un système calqué sur le principe de la distillation, une machine retransforme le plastique en produits pétroliers (kérosène, diesel, paraffine, etc.). «On fait la boucle à l’envers, résume Laurent Helfrich, responsable commercial. Notre objectif est d’éliminer toutes les décharges sauvages.»

Enfin, pour terminer, un coin de l’exposition est consacré aux inventions des enfants. L’occasion de tester les étonnantes chaussures à talons rétractables de Nay Me, 11 ans.

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