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Sans-papiers: Zurich réfléchit à une carte d'identité pour clandestins

Un document officiel pourrait faciliter la vie de milliers de clandestins.

Entre 10 000 et 14 000 clandestins vivent dans l'agglomération zurichoise.
Entre 10 000 et 14 000 clandestins vivent dans l'agglomération zurichoise.
Keystone

En mai dernier, c’était la douche froide pour les sans-papiers de Zurich. Le Canton refusait alors tout projet de régularisation sur le modèle genevois de l'opération «Papyrus». Mais la contre-offensive s’organise et l'espoir de voir leur quotidien s'améliorer subsiste. Lancée début septembre, une association milite pour la création d’une pièce d’identité officielle: la «Züri City Card» aiderait un clandestin à s’identifier pour ouvrir un compte en banque, chercher un logement, louer un livre à la bibliothèque, aller à l’hôpital, déclarer un vol.

«Les sans-papiers vivent avec la peur omniprésente d’être expulsés. Ce sentiment les retient de faire valoir leurs droits les plus basiques», relate Bea Schwager, responsable du Centre d’accueil des sans-papiers de Zurich et présidente de l’association Züri City Card. Celle-ci est soutenue par des élus, principalement de gauche, des chefs d’entreprise et des représentants des milieux artistiques et religieux.

Une carte d’identité municipale existe déjà dans de grandes villes comme Los Angeles ou San Francisco. Sa mise en place en 2015 dans la ville de New York a donné l’impulsion en Suisse. Berne et Bienne y réfléchissent aussi. Mais c’est sur les bords de la Limmat que les discussions sont les plus avancées.

Une City Card par solidarité

Les autorités communales, favorables à une opération «Papyrus», offrent une oreille attentive au projet. Un groupe de travail examine les difficultés rencontrées par les 10 000 à 14 000 clandestins de l’agglomération. «Ils sont une réalité, vivent et travaillent au milieu de nous et doivent pouvoir exercer leurs droits fondamentaux», affirme Nat Bächtold, porte-parole de la mairie. Les conclusions sont attendues pour début 2018 et permettront d’évaluer l’opportunité et les modalités de la pièce d’identité. Un point est essentiel pour l’association: que la City Card doit être accordée à tous les habitants, par solidarité, mais aussi pour éviter que le document trahisse inévitablement le statut de son détenteur. Si le projet municipal ne va pas assez loin, l’association portera le thème devant le Conseil communal (Législatif).

En attendant, et pour maintenir la pression, l’association Züri City Card vient de lancer une campagne. Quelque 500 cartes de soutien ont été vendues. L’association en vise 3000, soit le nombre de signatures pour une initiative populaire. Son message: la City Card est un moyen de lutter contre le travail au noir et de renflouer les caisses publiques.

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