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Pour sauver le climat, ils sacrifient leurs études

Nuits blanches, grosses fatigues et échecs scolaires: témoignages de jeunes manifestants au bord de la surchauffe.

Ana Zieger au lycée Blaise Cendrars à La Chaux-de-Fonds.
Ana Zieger au lycée Blaise Cendrars à La Chaux-de-Fonds.
XAVIER VOIROL

Rire ou pleurer? Inès Marthaler hésite lorsque lui reviennent à l’esprit les sarcasmes qui avaient accueilli le mouvement de jeunesse naissant. «La grève du climat? Un bon prétexte pour sécher les cours», raillaient les sceptiques, il y a quatre mois. Ce samedi, l’étudiante participe à son quatrième défilé à Fribourg, le deuxième à prendre place le week-end. C’est pour elle et les autres organisateurs l’aboutissement d’heures de travail. À peine le temps de souffler et ce sera reparti. Lundi, elle rencontre, avec d’autres, trois conseillers d’État fribourgeois. Puis il faudra s’atteler à l’organisation de la prochaine mobilisation, en mai. Tout cela en plus de son 20% dans un centre socioculturel universitaire et de ses cours d’espagnol et sciences des religions. «La grève du climat a clairement pris le dessus sur mes études. J’y consacre tout mon temps. J’avoue être au bord de l’épuisement. Mais c’est une cause vitale», dit l’étudiante de 20 ans.

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