Schneider-Ammann ne bridera pas la Chine

SuisseLe conseiller fédéral veut protéger des secteurs et entreprises comme Swisscom, Ruag, les barrages ou les terres agricoles.

Johann Schneider-Ammann compte protéger certains secteurs stratégiques en Suisse.

Johann Schneider-Ammann compte protéger certains secteurs stratégiques en Suisse. Image: Keystone

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Johann Schneider-Ammann ne fermera pas la porte aux investissements chinois. Il l'a clairement évoqué en réponse aux interventions que prévoit de déposer le conseiller national Hans-Ueli Vogt (UDC/ZH) pour protéger les entreprises suisses des visées chinoises.

«Je peux comprendre que cela suscite des inquiétudes auprès de nombreuses personnes. Mais je peux faire avec, aussi longtemps que la technologie et l'innovation restent en Suisse. Ainsi que les postes de travail, ça compte», a-t-il déclaré dans une interview parue dans le Blick.

«Ce sont les hommes qui sont décisifs»

Il a également défendu la convention de libre-échange conclue avec la Chine. «Cet accord régit le commerce et non pas les investissements. Mais il n'est pas exclu d'en parler lors de la réévaluation de l'accord tous les deux ans.»

Johann Schneider-Ammann ne craint pas non plus une perte de savoir-faire. «Une délocalisation de ce type n'est pas aussi facile à réaliser. Le savoir est dans les têtes, ce sont donc les hommes qui sont décisifs. Ce qui compte, c'est que nos emplois restent en Suisse.»

Le conseiller fédéral va également protéger certaines activités des appétits étrangers. «Pour l'intérêt du pays, des secteurs stratégiques doivent toujours être contrôlés en Suisse et ne peuvent tomber en des mains étrangères. Même en tant que libéral, je n'aiderai pas à vendre des majorités dans les barrages, RUAG ou encore Swisscom. Et les terres agricoles doivent rester en mains suisses.»

Créé: 07.06.2017, 10h34

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