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Libre circulation des personnesPour Schneider-Ammann, les craintes sont émotionnelles

Après le sondage choc de l’USAM, le ministre de l’Economie réagit et dit sa confiance en la libre circulation des personnes. Pour Johann Schneider-Ammann le positif l’emporte, mais il faudra l'expliquer.

Johann Schneider-Ammann dit sa confiance en la libre circulation des personnes.
Johann Schneider-Ammann dit sa confiance en la libre circulation des personnes.
Keystone

Les PME romandes sont 57% à être en faveur de l’initiative «Contre l’immigration de masse». 24heures et Tribune de Genève avaient présenté lundi en exclusivité ce sondage réalisé pour l’Union suisse des arts et métiers (usam). Si les patrons se montrent conscients des avantages de la libre circulation des personnes, ils expriment une crainte et demandent un renforcement des mesures d’accompagnement. Réactions du ministre de l’Economie Johann Schneider-Ammann.

Au vu des résultats, peut-on dire qu’il y a deux bilans sur la libre circulation des personnes? Techniquement, c’est positif. Mais il y a un ressenti, une crainte…

Je suis d’accord. Pour moi, c’est clair. L’entrepreneur réaliste qui veut faire des affaires voit les choses se présenter d’une manière positive : le marché est plus grand ; les opportunités sont plus nombreuses. Mais chaque entrepreneur réalise qu’il y a des ressortissants qui créent une concurrence plus forte. Et pour cette raison, ils expriment aussi ce jugement plutôt critique, émotionnel.

Mais n’est-ce pas mission impossible de combattre le ressenti des gens avec des tableaux et des statistiques du SECO sur les avantages de la libre circulation des personnes?

Les tableaux, les statistiques, ne sont que de la technique. Mais cela offre, tout d’abord, une base pour commencer la discussion. Après c’est très important que les politiciens, les parlementaires, le gouvernement, restent totalement ouverts et honnêtes avec le peuple suisse pour leur donner la chance de sentir ce qu’on pense. Nous devons être responsables à tous les niveaux : Confédération, cantons et communes. Les gens, normalement, quand ils sentent qu’ils sont traités d’une manière correcte. Eux ils vont suivre. Avec ce principe, on peut gagner des votations.

L’influence de la libre circulation sur des éléments de vie quotidienne (encombrement du trafic, cherté du logement, concurrence accrue sur le marché de l’emploi) est perçue comme forte. Ces changements dans la société ont-ils été suffisamment pris en compte?

Nous avons toujours été très sensibles à ces sujets. Nous les traitons d’une manière très engagée, mais on peut toujours avec l’expérience acquise améliorer et renforcer les mesures.

Le vote sur la Croatie aura lieu en juin année prochain. Il reste peu de temps pour inverser la tendance et le sondage montre une réticence : 48% des sondés ne souhaitent pas l’élargissement de la libre circulation des personnes à la Croatie ?

Il reste tout de même 12 mois pour débattre de ce sujet. Dans une année, les conditions auront encore une fois changé. Pour cela, il est très délicat de faire des pronostics. Mais le temps jusqu’au vote doit être utilisé pour discuter des avantages et désavantages de notre situation bilatérale. Je suis non seulement prêt mais aussi très intéressé de commencer ce débat.

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