Passer au contenu principal

SuisseSchneider-Ammann défend sa politique agricole

Le ministre de l’Économie fait face dans la presse aux critiques virulentes du monde paysan après sa stratégie agricole.

Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann.
Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann.
Keystone

Il y a 2 jours, les paysans accusaient le Conseil fédéral de mettre en grand danger l'agriculture suisse. En cause: sa politique agricole présentée en novembre par le ministre de l’Économie Johann Schneider-Ammann. Une politique qui vise une ouverture des frontières tout en exigeant une production suisse de qualité et respectueuse des ressources. Le conseiller fédéral s'explique ce jeudi dans La Liberté, L'Express, L'Impartial et Le Nouvelliste.

Dans une grande interview, le Bernois défend sa stratégie d'ouverture du marché. Pour lui, il n'agit pas contre la volonté populaire qui a plébiscité l'agriculture de proximité fin septembre dernier. Selon lui, le texte sur la sécurité alimentaire de l'Union suisse des paysans (USP) était clair: il évoque les relations commerciales transfrontalières tout en faisant un lien avec la durabilité. Il estime donc que l'USP a été trop vite en besogne en affirmant que le résultat de la votation ne permettait pas de remettre en question la protection douanière.

Dialogue prôné

Johann Schneider-Ammann l'affirme: il cherche le dialogue avec les paysans. «C’est la seule façon de rétablir la confiance nécessaire», dit-il tout en se montrant rassurant: «la Suisse a besoin de son agriculture, elle ne peut pas s’en passer.»

Il rappelle toutefois que sa position fait qu'il doit veiller sur toutes les branches de l'économie et que la Suisse doit pouvoir signer des accords de libre-échange avec les pays émergents, «pour permettre les exportations de nos industries des machines, pharmaceutiques et horlogères». Et ceux-ci n'ouvriront pas leurs marchés sans contreparties. Il faut donc mettre dans la balance certaines concessions douanières pour les produits agricoles, souligne-t-il.

Le ministre de l’Économie mise sur les capacités d'innovation de l'agriculture suisse. «Chaque exploitation devra trouver son propre modèle, se concentrer sur les produits rentables, et pas sur les autres. Cela si­gnifie faire l’effort de s’adapter tous les jours, tous les mois, en faisant preuve de flexi­bilité.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.