Séance d'autocritique de Fulvio Pelli devant les délégués du PLR

Assemblée à BerneDevant l’assemblée des délégués, le président des libéraux-radicaux suisses a reconnu que le parti n’a pas réussi à se distancer suffisamment des excès de l’économie.

Fulvio Pelli lors de son discours devant l'assemblée des délégués du PLR, samedi à Berne.

Fulvio Pelli lors de son discours devant l'assemblée des délégués du PLR, samedi à Berne. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le président du PLR Fulvio Pelli s’est montré autocritique samedi à Berne devant l’assemblée des délégués de son parti. Le PLR n’a pas réussi à se distancer suffisamment des excès de l’économie, a affirmé le Tessinois dans son discours d’ouverture.

«Nous avons régulièrement critiqué ces abus», mais le PLR a trop vite accepté la comparaison avec l’étranger pour justifier les excès de salaire. Certaines fautes remontent aux années 1990, selon Fulvio Pelli.

Cela a toutefois changé ces dernières années: «En politique étrangère, le parti a adopté une ligne dure mais juste». «Pour la première fois, nos rangs regagnent des électeurs UDC», affirme-t-il.

Ce revirement n’a toutefois pas réussi en politique environnementale. Le PLR ne s’est pas montré assez déterminé dans la défense de ses idées. «Nous avons trop louché vers les autres partis et avons même été jusqu’à les rejoindre».

Aux «populistes de gauche et de droite», le président du PLR reproche de jeter de la poudre aux yeux de la population. «Ils promettent le retour au pays de Heidi, évidemment sans étrangers mais avec l’écriture liée». «Ou ils promettent un pays de cocagne avec six semaines de vacances pour tous, un salaire minimum deux fois plus élevé que partout ailleurs et une retraite à 62 ans».

Pas que des erreurs

«Nous avons aussi fait beaucoup de choses correctement», a souligné Fulvio Pelli, pour qui son parti est «l’original libéral». «Profitons, grâce à un profil clair, des problèmes d’une UDC toujours plus extrême».

Pour le PLR, il n’existe qu’une seule voie, celle d’un parti populaire libéral. «Ces prochaines années, nous devrons faire nos preuves», estime Fulvio Pelli.

Ce n’est que si le PLR atteint à nouveau une part d’électeurs de 20% ces prochaines années qu’il pourra remettre à leur place les ennemis d’une Suisse libérale: «Pour cela, nous devons porter le feu libéral vers les gens de ce pays», estime Fulvio Pelli. (ats/nxp)

Créé: 11.02.2012, 11h55

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.