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Les sénateurs repoussent la sortie de l’ère nucléaire

Le Conseil des Etats ne veut pas fixer de date aux exploitants pour débrancher les réacteurs. Décision irresponsable, selon les antinucléaires.

Les Etats ne veulent pas limiter la durée de vie des centrales nucléaires. Ici, Leibstadt(AR).
Les Etats ne veulent pas limiter la durée de vie des centrales nucléaires. Ici, Leibstadt(AR).
Keystone

Douche froide pour ceux qui rêvaient d’une sortie rapide du nucléaire. Le Conseil des Etats a refusé, mercredi, de poser un ultimatum quelconque aux électriciens pour stopper les réacteurs en activité. Une majorité de sénateurs a décidé que la sécurité était suffisamment garantie comme cela. Le compromis élaboré au Conseil national l’an dernier a été balancé dans la piscine de refroidissement. Il ne prévoyait pas exactement de date butoir, mais forçait l’exploitant d’une centrale, après quarante ans d’activité, à présenter un concept de sécurité complet pour les dix années suivantes. Sur cette base, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) aurait accordé, ou non, un nouveau permis d’exploitation. Tout a été balayé par la majorité bourgeoise, qui ne garde que l’interdiction de construire de nouvelles centrales atomiques.

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