Passer au contenu principal

Les Sept Sages veulent une Suisse ouverte, réaliste et responsable

Les conseillers fédéraux ont abordé la situation économique de la Suisse et son ouverture dans leurs discours du 1er août. Pour les Sept Sages, le pays doit faire preuve de réalisme et se montrer responsable.

Simonetta Sommaruga lors de l'enregistrement de son discours au Rosengarten à Berne. (Samedi 1er août 2015)
Simonetta Sommaruga lors de l'enregistrement de son discours au Rosengarten à Berne. (Samedi 1er août 2015)
Keystone
Simonetta Sommaruga sur le bateau qui la mène au Grütli.(Samedi 1er août 2015)
Simonetta Sommaruga sur le bateau qui la mène au Grütli.(Samedi 1er août 2015)
Keystone
Johann Schneider-Ammann au Pavillon suisse de l'Expo de Milan avec Miss Suisse Laetitia Guarino et le président du Conseil des Etats, le Jurassien Claude Hêche. (Samedi 1er août 2015)
Johann Schneider-Ammann au Pavillon suisse de l'Expo de Milan avec Miss Suisse Laetitia Guarino et le président du Conseil des Etats, le Jurassien Claude Hêche. (Samedi 1er août 2015)
Keystone
1 / 8

Simonetta Sommaruga a plaidé pour une Suisse ouverte, courageuse et confiante. «La démocratie directe, c'est la responsabilité directe», a dit la présidente de la Confédération sur la prairie du Grütli (UR). «Agir de manière responsable, c'est penser que la Suisse n'est pas une île, mais un pays solidaire, entretenant des liens avec le reste du monde», a-t-elle expliqué.

Il ne faut pas avoir peur de l'avenir, d'après la cheffe du Département fédéral de justice et police. Le pays devra prendre des décisions déterminantes, notamment vis-à-vis de l'Union européenne (UE), mais il peut compter sur sa culture politique, en particulier sa pratique du compromis.

Collaborer avec l'Europe

Pour réussir ces réformes, la Suisse a besoin «de bonnes relations, clairement réglées, avec ses voisins», a fait valoir Mme Sommaruga. Pour Alain Berset, l'isolement n'est pas non plus une option. «Nous deviendrions plus pauvres, pas seulement financièrement, mais aussi spirituellement», selon le chef du Département fédéral de l'intérieur, seul membre du gouvernement à avoir fait halte en Suisse romande pour la Fête nationale, à Sierre (VS).

«Il n'y a pas d'alternative à la collaboration avec l'Europe. L'Europe doit mieux comprendre notre situation et nous devons mieux l'expliquer. Mais nous devons aussi essayer de mieux comprendre l'Europe», estime le Fribourgeois. «Rester réaliste est ce qui sert au mieux les hommes et les femmes en Suisse».

Le Neuchâtelois Didier Burkhalter, dans sa commune d'origine de Sumiswald (BE), a lui aussi plaidé pour un renforcement des liens avec l'UE. Le ministre des affaires étrangères a mentionné deux objectifs principaux de la Suisse dans ses relations avec l'Europe: renforcer la voie bilatérale et mieux contrôler la migration.

Discours irresponsable

D'après Johann Schneider-Ammann également, les relations bilatérales doivent être maintenues. «Certains milieux dans notre pays pensent que nous sommes assez forts pour aller seuls de l'avant. Ce discours contre les bilatérales est tout simplement irresponsable», a dit à Allschwil (BL) le ministre de l'économie.

Il a souligné la nécessité d'une solution pragmatique avec l'UE, sur les bilatérales comme sur l'immigration. A ce sujet, Doris Leuthard a déclaré que «c'est le peuple qui décidera s'il désire poursuivre sur la voie actuelle, qui a fait ses preuves, ou s'il préfère tenter une autre forme de relations avec l'Union européenne». La ministre de la communication et des transports était de passage à Ottenbach (ZH) et Zurzach (AG).

Politique des extrêmes

Pour préserver la stabilité du pays, il faut selon Eveline Widmer-Schlumpf conserver les valeurs de bonne volonté et de respect. A Titterten (BL), la ministre des finances a relevé que de plus en plus de gens se tournent vers une politique des extrêmes et de la polarisation. «Pas de compromis, pas de consensus, toujours la ligne dure», a-t-elle déploré.

De son côté, Ueli Maurer s'est plongé dans l'histoire helvétique pour ce 1er août. A Grosswangen (LU) et Nottwil (LU), le ministre de la défense a appelé à tirer les leçons du passé, comme la défaite militaire de Marignan. «Sommes-nous encore prêts à donner à nos soldats l'armement dont ils ont besoin?», a-t-il demandé.

Demandeurs d'asile

Un peu plus de deux mois avant les élections, les présidents des partis se sont aussi exprimés. Christian Levrat a fustigé les «pyromanes politiques» qui utilisent la problématique de l'asile à des fins électorales. Le chef du Parti socialiste a critiqué ceux dont le but est d«instrumentaliser la situation des réfugiés et de propager des peurs, des préjugés et du mépris.

«Nous voulons pouvoir décider de notre avenir», a pour sa part déclaré Toni Brunner, évoquant l'immigration et l'asile. Pour le président de l'UDC, il faut appliquer les décisions du peuple, sinon «le citoyen en est réduit à faire le poing dans sa poche, ce qui représente un important potentiel de conflit».

Chance d'être Suisse

Selon Christophe Darbellay, la Suisse est un pays d'immigration et doit le rester. Si elle est devenue ce qu'elle est, c'est grâce à son ouverture. Le président du PDC préconise toutefois la fermeté contre ceux qui abusent de l'hospitalité.

Quant au Parti bourgeois-démocratique, il invite les Suisses à faire preuve de compréhension envers les demandeurs d'asile. Etre né Suisse ne constitue aucune prouesse ou mérite, a rappelé son président Martin Landolt, «c'est seulement de la chance».

Du côté des autres formations, le président des Vert'libéraux Martin Bäumle participait à une cérémonie en Ukraine. Le patron du PLR Philipp Müller était en vacances, et les coprésidentes des Verts, Adèle Thorens et Regula Rytz, n'ont pas donné de discours officiels.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.