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Il n’y aura pas de session spéciale sur l’affaire Maudet

La levée de l’immunité du conseiller d’État genevois sera sans doute traitée par le Grand Conseil le 20 septembre.

Le socialiste Thomas Wenger estime «qu’il n’est plus tenable qu’il puisse rester à la tête du Département de la sécurité.
Le socialiste Thomas Wenger estime «qu’il n’est plus tenable qu’il puisse rester à la tête du Département de la sécurité.
PASCAL FRAUTSCHI

Même si le PLR est parvenu à déposer les signatures nécessaires à la tenue d’une session extraordinaire du Grand Conseil, celle-ci ne pourra se tenir. Selon «20 minutes», il manquerait une pièce essentielle, à savoir le rapport de la Commission législative, qui se réunissait vendredi en fin de journée et devait traiter de la demande de levée d’immunité de Pierre Maudet en rapport avec le voyage à Abu Dhabi.

Mais comme la commission n’a pas été saisie de cette demande vendredi, aucun rapport ne peut être transmis au président du Grand Conseil, le PLR Jean Romain, pour convoquer une session extraordinaire.

Le gain? Deux jours

Dès lors, la volonté du PLR d’aller au plus vite afin d’éclaircir les faits et de permettre à Pierre Maudet de se défendre s’en trouve entravée. Si elle traite de la demande du Ministère public lors de sa réunion vendredi prochain, la Commission législative pourrait remettre son rapport le lundi 10 septembre seulement.

En comptant le délai imposé de six jours ouvrables, les députés ne pourraient tenir cette session spéciale qu’à partir du 17 ou du 18 septembre, alors que la session ordinaire a lieu les 20 et 21 septembre. Est-ce tout de même utile? Cela n’a objectivement plus guère d’intérêt.

Dans les faits, tous les partis politiques ont intégré le fait qu’il faudra patienter un peu. Certains s’en accommodent du reste très bien, estimant qu’on reste dans un délai très raisonnable.

La question qui divise

Si un relatif consensus existe sur ce point, une question divise fortement les partis: Pierre Maudet peut-il continuer à assumer toutes ses fonctions durant la procédure judiciaire? À gauche, on est persuadé que non (avec des nuances), alors que le PDC et le PLR s’en remettent entièrement au Conseil d’État, invoquant le respect des rôles de chacun.

Au contraire, le socialiste Thomas Wenger estime «qu’il n’est plus tenable qu’il puisse rester à la tête du Département de la sécurité. À mon avis, le Conseil d’État doit le dessaisir. Il en va de même de la présidence du gouvernement, mais dans ce cas pour ne pas nuire à l’image de Genève.» Jocelyne Haller, d’Ensemble à Gauche, est évidemment du même avis puisque son parti a déposé en juin une résolution demandant exactement cela.

Les écologistes et le MCG sont plus nuancés. Le Vert Mathias Buschbeck pense qu’il ne peut plus assumer toutes ses fonctions, mais souhaite que le Conseil d’État décide précisément ce qui doit lui être retiré. Quant au MCG François Baertschi, il juge qu’il doit avant tout se mettre en retrait de ce qui se rapporte à la police. Pour le reste, et particulièrement la présidence du Conseil d'Etat, la chose est selon lui plus discutable.

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