«Nous sommes le seul parti à la fois libéral et écologiste»

Verts'libérauxLes Verts'libéraux comptent bien remonter la pente aux élections fédérales d'octobre en se démarquant des autres. Les arguments de Laurent Seydoux

Laurent Seydoux, vice-président des Vert'libéraux suisses.

Laurent Seydoux, vice-président des Vert'libéraux suisses. Image: Keystone

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En recul dans les sondages, le Parti vert'libéral (PVL) suisse a passé de 7,3%à 5,6% des intentions de votes, selon le récent baromètre électoral de gfs.bern. Et le peuple a refusé à 92% en mars dernier son initiative pour remplacer la TVA par une taxation verte.

Malgré cela, le parti compte bien récupérer ses billes aux élections fédérales du mois d'octobre et vise 12 à 14 sièges aux Chambres fédérales. Ses responsables ont dévoilé ce mardi matin, à Berne, leur programme de campagne: «Il n'y a pas d'autre parti que les verts'libéraux qui s'engage à la fois pour une vraie protection de l'environnement, pour l'économie et une société libérale.» Les explications du vice-président des Vert'libéraux suisses, le Genevois Laurent Seydoux.

- Vous avez baissé dans les sondages, mais vous ambitionnez de conquérir 12 à 14 sièges à Berne en octobre. Comment comptez-vous vous y prendre
- Nous avons eu beaucoup de chance il y a quatre ans avec l'effet Fukushima, les questions écologiques étaient mises en avant. Maintenant nous sommes dans une phase où les citoyens ont davantage de craintes autour de l'économie. Les gens nous ont maintenant identifiés comme un parti de droite sur l'écologie. A nous, désormais, de bien montrer la partie économique de notre programme. Nous voulons une économie responsable, pas une économie néolibérale sans égards pour l'environnement, comme pourrait le faire le PLR. Ce sont nos trois piliers: l'économie, l'écologie et une société progressiste. Et, effectivement, nous sommes le seul parti à défendre ce programme.

- Votre initiative pour une fiscalité verte n'a convaincu que 8% des Suisses en mars dernier... Était-ce une erreur de la lancer?
- Nous, nous ne pouvons pas regretter d'avoir déposé ce texte, et nous ne devons pas en avoir honte. Quand on veut faire de l'innovation, quand on veut être un parti qui amène des choses nouvelles, il faut prendre des risques. Nous l'avons fait, avec un vote qui arrivait dans la conjoncture difficile du franc fort . Nous devrons maintenant trouver d'autres pistes. Mais que crois que nous avons été reconnus par les citoyens, même s'ils n'ont pas approuvé l'initiative: nous avons montré que nous sommes un parti responsable qui a des projets pour le futur.

- Dans certains cantons, vous faites des apparentements avec le PDC qui ne vous a pas suivis sur le Cassis de Dijon et qui veut un deuxième tunnel routier au Gothard. N'est-ce pas contradictoire?
- Non, il faut faire des compromis. C'est une règle de base en politique, on ne peut pas se battre tout seul. Mais l'essentiel c'est que le public nous identifie clairement, les Vert'libéraux, comme le seul parti au centre et à droite qui défende vraiment l'écologie.

- Il n'empêche que votre parti est progressiste sur les questions de sociétés avec le «mariage pour tous». Or le PDC défend les valeurs traditionnelles. Vous ne craignez pas de brouiller les pistes? - C'est vrai que le PDC a une frange très conservatrice tandis que nous nous battons clairement, au contraire, pour une société progressiste. Mais le PDC nous aide sur la question environnementale, il a notamment permis de faire passer la Stratégie énergétique au Conseil national. Un compromis qui peut faire avancer le pays est un bon compromis.

- Votre programme pour fédérales ne présente en somme rien de neuf par rapport à ce que vous défendiez jusqu'à présent.
- Il faut bien imprimer les choses, nous savons que cela prend du temps pour faire passer notre message, jusqu'à ce que les gens le comprennent bien. Nous amenons des propositions concrètes, contre le gaspillage, contre les pesticides, nous soutenons les entrepreneurs et les technologies propres. Mais nous n'avons pas derrière nous l'histoire des autre partis, nous devons encore écrire la nôtre, cela ne se fait pas en jour.

Quelles sont vos ambitions en Suisse romande pour les élections d'octobre?
Décrocher un deuxième siège. Cela sera évidemment plus facile dans le canton de Vaud qui a 18 élus à Berne, qu'à Genève avec 11 élus ou à Neuchâtel avec 4 élus. Pour l'instant nous avons un espoir pour un deuxième siège dans le canton de Vaud. Il y a des candidats de valeurs, avec Isabelle Chevalley qui est déjà élue, et un excellent apparentement au centre. A Genève, c'est plus difficile, avec un quorum de 8% pour un siège au National.

Créé: 30.06.2015, 13h12

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