Passer au contenu principal

Les SIG ne prendront pas de risques pour sauver Alpiq

Vu l’état du marché de l’électricité, les Services industriels n’envisagent pas de racheter à eux seuls des barrages déficitaires.

Barrage de la Grande-Dixence (VS).
Barrage de la Grande-Dixence (VS).
Keystone

La récente annonce d’Alpiq pose un dilemme aux distributeurs suisses d’électricité. Faut-il racheter les barrages déficitaires que le groupe énergétique romand a décidé de vendre, et sauver ainsi ce patrimoine helvétique, au risque de perdre de l’argent pendant quelques années?

Les Services industriels de Genève (SIG), qui ont déjà beaucoup investi dans l’énergie hydraulique en Suisse (notamment 300 millions de francs en 2011 dans la société argovienne EDH), se posent la question, comme tous les acteurs de la branche. «Nous n’avons pas les reins assez solides pour racheter nous-mêmes des barrages, confie le directeur général des SIG, Christian Brunier. Nous sommes déjà en train de contenir notre dette, alors nous ne prendrons pas de risques inconsidérés pour sauver Alpiq.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.