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Simonetta Sommaruga fait l'éloge de la démocratie

Dans son discours, la ministre de justice et police a comparé la Tunisie, «cette jeune démocratie, encore fragile» où elle s'est rendue récemment, et «la Suisse et sa longue tradition démocratique».

Simonetta Sommaruga.
Simonetta Sommaruga.
Keystone

La démocratie prend du temps. Elle est complexe et demande parfois des efforts, a dit la Bernoise mercredi soir à Huttwil (BE). Et d'ajouter que «la démocratie, c'est la recherche d'équilibres, c'est permettre aux minorités de s'exprimer et ne pas les exclure. La démocratie, c'est aussi, toujours, le respect des institutions».

La socialiste a cité en exemple sa visite à la Landsgemeinde d'Appenzell, ce printemps, qui lui a «permis de vivre une expérience démocratique peu commune». Et de raconter que «chacun et chacune peut prendre la parole. Si aucun orateur n'est hué, aucun n'est applaudi non plus. Les citoyens écoutent et se font leur opinion. L'assemblée vote ensuite à main levée».

La majorité a-t-elle toujours raison?

Mais dans une démocratie, la majorité a-t-elle toujours raison? Ou doit-elle respecter, elle aussi, certaines limites? Cette question s'est régulièrement posée ces dernières années dans notre pays, a souligné la conseillère fédérale. «En adoptant une constitution et en prenant des engagements internationaux, notre pays s'est donné des règles que nous entendons respecter», a-t-elle dit.

Parmi ces règles figure le respect des minorités, mais aussi la sauvegarde des droits de l'homme, la protection contre l'arbitraire et le droit à des procès équitables, a relevé la socialiste. «Nous ne devons jamais penser que chez nous, ces droits seront toujours automatiquement respectés. Nous devons être prêts, nous aussi, à réexaminer régulièrement nos propres règles».

Pour Simonetta Sommaruga, la démocratie ne désigne en effet pas un état, mais plutôt un processus, qui nous permet de décider ensemble de la direction que nous voulons prendre. «Notre pays a connu de nombreuses évolutions. Le changement nous est donc familier et ne constitue pas une menace. Il fait partie intégrante de notre idendité».

(ats)

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