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migrationsSimonetta Sommaruga est en Tunisie pour parler d'asile

La ministre de la justice a atterri en fin d'après-midi à Djerba. Au cœur du voyage figure un partenariat migratoire qui doit faciliter le retour de requérants tunisiens.

Le partenariat migratoire avec la Tunisie serait le premier accord de ce type conclu par la Suisse avec un pays d'Afrique du Nord.
Le partenariat migratoire avec la Tunisie serait le premier accord de ce type conclu par la Suisse avec un pays d'Afrique du Nord.
Archive, Keystone

Le but de ce voyage est de renforcer la collaboration en matière de migrations avec la Tunisie. La ministre suisse souhaite se faire une idée sur place de la situation dans ce pays. "Les problèmes de migrations ne se résolvent qu'en commun", a expliqué Simonetta Sommaruga.

Dimanche, Mme Sommaruga visitera le camp de réfugiés de Shousha, à la frontière entre la Libye et la Tunisie, ainsi qu'un projet scolaire. Une rencontre avec le ministre tunisien des affaires étrangères Rafik Abdessalem est agendée lundi. Tous deux veulent signer une déclaration d'intention en vue d'une collaboration dans le domaine de la migration ainsi que deux accords.

Ces documents constituent la base pour une collaboration globale en matière de migrations entre les deux pays, selon le Département fédéral de justice et police. Ils doivent régler les questions liées au retour de requérants d'asile tunisiens.

Hausse des demandes

L'accord a été paraphé fin mars par la Suisse et la Tunisie, après deux mois de négociations. Il fixe notamment les fondements de l'encouragement au retour volontaire et les modalités des renvois forcés dans le pays d'origine. En contrepartie, la Suisse offre à la Tunisie un accord relatif à l'échange de jeunes professionnels à des fins de formation

Lundi, Simonetta Sommaruga rencontrera encore d'autres ministres tunisiens ainsi que des représentants d'organisations non gouvernementales.

Dans la foulée du printemps arabe, le nombre de demandes d'asile de Tunisiens en Suisse avait fortement augmenté. Il se situait en deuxième position, derrière l'Erythrée.

En 2011, 2574 demandes tunisiennes ont été déposées, contre 358 seulement en 2010. Après le renversement du pouvoir en place, des dizaines de milliers de Tunisiens ont effectué le voyage vers l'Europe en traversant la Méditerranée.

Pas de perspectives

La plupart de ces personnes quittent leur pays parce qu'elles n'y voient pas de perspectives. Elles n'ont donc pratiquement aucune chance d'être accueillies en Suisse ou dans un autre Etat.

Ces derniers temps, le nombre de demandes d'asile en provenance de la Tunisie a de nouveau quelque peu reculé, ce qui s'explique aussi par des causes saisonnières, selon des experts: une partie des migrants trouvent du travail dans l'agriculture dans l'Europe du sud.

Le partenariat migratoire avec la Tunisie serait le premier accord de ce type conclu par la Suisse avec un pays d'Afrique du Nord. Des accords existent déjà avec, entre autres, le Nigeria et le Kosovo, même s'ils sont de nature différente.

Fonds bloqués

Lors du voyage de Mme Sommaruga, il ne sera pas question de la restitution des avoirs de l'ancien président Ben Ali, gelés par la Confédération depuis 2011, pomme de discorde entre Tunis et Berne. Fin mai, le président tunisien Moncef Marzouki a en effet demandé à la Suisse d'accélérer la restitution de ces fonds.

Réagissant à ses propos, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) avait indiqué la semaine dernière que "la Suisse était déterminée à rendre le plus rapidement possible les avoirs actuellement bloqués en Suisse, dont l'origine illicite a été établie".

ats

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