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Port du voileLe socialiste Mario Fehr est opposé à la burqa

Le conseiller d'Etat zurichois estime que les burqas n'ont pas leur place en Suisse et ne devraient pas y être tolérées. Polémique.

Keystone

La burqa est à l'origine d'une polémique entre le conseiller d'Etat socialiste zurichois Mario Fehr, les Jeunes socialistes et les milieux touristiques de son canton. Le politicien a jugé jeudi dans la NZZque les burqas n'ont pas leur place en Suisse et ne devraient pas y être tolérées.

Débattre d'une interdiction totale reste important, selon lui. «Je ne peux pas me montrer cordial envers des touristes dont je ne vois pas le visage», a déclaré Mario Fehr à la Neue Zürcher Zeitung. Selon le socialiste, il ne faut pas tolérer que des touristes marchent totalement voilées le long de la Bahnhofstrasse, l'artère huppée et touristique de la ville.

L'interdiction de la burqa, telle que l'a promulguée le Tessin, est «intéressante», a-t-il déclaré. Elle transmet un message aux étrangers: qu'ils sont les bienvenus, mais que «dans ce canton ou ce pays le visage doit être montré». Cela vaut également pour la poignée de main à l'école. «Une société ne devrait pas s'écarter de ses valeurs», a-t-il conclu.

Tollé auprès des jeunes socialistes

Ses déclarations ont fait un tollé auprès des milieux touristiques. Le directeur de Zurich Tourisme, Martin Sturzenegger estime qu'une telle interdiction aurait de larges répercussions sur le tourisme, a-t-il déclaré sur les ondes de la radio alémanique SRF.

«Ce serait un mauvais signal envoyé à un segment de clients qui aiment la Suisse et qui y séjournent volontiers», a-t-il argumenté.

Même opposition du côté des jeunes socialistes zurichois, qui ont affiché leur colère sur Twitter, en écrivant ironiquement que Mario Fehr avait une fois de plus saisi l'essence de la social-démocratie.

Interdire la burqa n'est pas un thème nouveau dans le canton de Zurich. Le parlement cantonal a rejeté une telle proposition en mai. En Suisse, le Tessin a accepté un tel projet et la loi est entrée en vigueur en juillet.

Une initiative a été lancée par le comité d'Egerkingen en mars pour interdire au niveau national le voile intégral. Elle doit réunir 100'000 signatures jusqu'en septembre 2017 pour aboutir.

ats

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