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Egalité des salairesLes socialistes menacent de lancer une initiative

Le National devra à son tour plancher sur la version édulcorée du Conseil des Etats sur l'égalité salariale. Il pourrait débattre sous la menace d'une initiative socialiste.

La sénatrice vaudoise Géraldine Savary évoque un possible lancement d'initiative pour faire pression sur le National cet automne.

Le Conseil des Etats a finalement accepté d'instaurer des mesures pour la transparence des salaires entre femmes et hommes. Mais il ne veut l'imposer qu'aux entreprises de plus de 100 employés.

Le 28 février, après avoir accepté l'entrée en matière, la Chambre des cantons avait décidé de renvoyer en commission cette loi très contestée à droite, pour un examen des alternatives, en particulier des modèles d'autodéclaration. Mardi, elle a finalement adopté le projet du Conseil fédéral tout en l'édulcorant.

Pour le parti socialiste, le Conseil des Etats «repose les pieds sur terre» et choisit d’adopter une mesure minimale pour améliorer la situation de l’égalité salariale. Malgré cela, il reste bien loin d’un modèle qui permettrait, enfin, de respecter l’exigence constitutionnelle «salaire égal pour un travail de valeur égale», estime-t-il.

Une première étape

La Chambre haute corrige donc le tir aujourd’hui. Pour la conseillère aux Etats vaudoise Géraldine Savary, « la révision de la loi sur l’égalité ne peut être qu’une première étape, car l’égalité salariale ne pourra pas être atteinte par de simples mesures volontaires.»

La sénatrice se félicite toutefois de la décision de la Chambre du peuple qui a enfin estimé qu'il y avait «nécessité d'agir» face aux discriminations salariales. «C'est un pas extrêmement important», souligne-t-elle. «On sait que dans la conquête pour le droit des femmes, à chaque fois, ce sont des petits pas qui sont franchis et qui finissent par donner des résultats.»

Lancement d'une initiative?

Pour le PS, le gros point noir de cette révision reste l’absence de sanctions pour les entreprises qui manqueraient à leur devoir. De plus, les employeurs comptant moins de 100 employés ne se verront pas concernés par cette réforme minimaliste, empêchant ainsi l’accès à la transparence pour nombre de collaborateurs, critique le parti socialiste.

Cap désormais sur le National qui doit à son tour plancher sur le sujet. La chambre du peuple pourrait encore édulcorer le projet. Il s'agira de mettre la pression sur le National pour que le projet soit renforcé, affirme Géraldine Savary. Qui brandit la menace d'un référendum avant le débat de cet automne. «C'est jouable, on va encore en discuter, mais il n'y a pas d'autres solutions pour dire au National qu'il doit trouver une solution, sinon le peuple sera convoqué.»

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