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Conseil fédéralSuccession de Burkhalter: point fort de la rentrée

Dès le premier jour de la reprise à Berne, les couloirs du Palais fédéral bruisseront de rumeurs et de stratégies en vue de l'élection.

La succession de Didier Burkhalter sera sur toutes les bouches à Berne, lors de la session d'automne.
La succession de Didier Burkhalter sera sur toutes les bouches à Berne, lors de la session d'automne.
Keystone

Les élus fédéraux reprendront dès le 11 septembre le chemin de Berne pour la session d'automne.

Le point d'orgue sera l'élection du successeur de Didier Burkhalter au Conseil fédéral, le 20. Cela risque d'empêcher les élus de se concentrer sur un programme pourtant assez chargé.

Dès le premier jour, les couloirs du Palais fédéral bruisseront de rumeurs et de stratégies en vue de l'élection. Le groupe PLR aura alors déjà fait savoir s'il présente les trois prétendants - le Tessinois Ignazio Cassis, le Genevois Pierre Maudet et la Vaudoise Isabelle Moret - ou s'il mise sur un ticket à deux personnes.

Les membres des autres partis pourront se faire une idée plus précise des candidats officiels lors des traditionnelles auditions par les groupes, qui se tiennent en principe le ou les mardis précédents l'élection. Ce grand oral est souvent crucial pour un aspirant conseiller fédéral.

Mais rien n'est joué aussi longtemps que le président de l'Assemblée fédérale Jürg Stahl n'aura pas annoncé du haut de son perchoir «Gewählt ist....».

Quatre initiatives

Le National passera sinon beaucoup de temps sur des initiatives populaires. Le débat sur la SSR démarrera dès le premier jour via des interventions. Deux jours plus tard, les députés croiseront le fer sur l'initiative pour supprimer la redevance radio-TV. Les débats s'annoncent vifs même si la majorité devrait s'aligner sur les sénateurs en rejetant le texte sans contre-projet.

Les 19 et 20 septembre, ce sera le tour de l'initiative Rasa «Sortons de l'impasse». Le texte qui vise à biffer l'article constitutionnel né de l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse devrait être largement rejeté. Tout l'enjeu est de savoir si le National recommandera une alternative. Trois propositions sont sur la table.

Encore au menu figure l'initiative des Verts «pour des aliments équitables» dont ni le Conseil fédéral, ni la commission préparatoire du National ne veulent. La situation est moins claire sur la levée du secret bancaire pour les Suisses. Malgré le désaveu des sénateurs, la Chambre du peuple devrait réitérer son soutien à l'initiative de la droite «oui à la protection de la sphère privée».

Pour le reste, la Chambre du peuple naviguera entre la transparence des banquiers à l'égard de leurs clients privés via la nouvelle loi sur les services financiers, les jeux d'argent, la transformation des réseaux électriques ou la politique de sécurité.

Conseil des Etats

Le programme s'annonce moins lourd au Conseil des Etats, qui s'offrira même une sortie l'après-midi de l'élection au Conseil fédéral. Deux initiatives populaires sont au menu des sénateurs: celle pour les vaches à cornes et celle dite de la «monnaie pleine».

Le dispositif de mise en oeuvre de l'initiative de la Marche blanche visant à empêcher à vie les pédophiles de travailler avec des enfants est un des gros dossiers de la Chambre des cantons. Sa commission préparatoire a revu le concept du Conseil fédéral. Principal enjeu: la latitude des autorités dans l'application des sanctions.

Armée

Le message sur l'armée devrait passer sans trop de problème le cap du Conseil des Etats. Il doit notamment permettre de prolonger l'utilisation des FA-18 jusqu'en 2030, en attendant l'achat de nouveaux avions de combat. Les crédits demandés par le gouvernement pour réapprovisionner les stocks de munitions pourraient donner lieu à quelques mouvements d'humeur.

Le Conseil des Etats a également prévu de traiter de la numérisation de l'Administration fédérale des douanes, des crédits destinés à l'encouragement de la mobilité internationale en matière de formation entre 2018 et 2020, de la facilitation de la reconnaissance des faillites étrangères et de la solution visant à remplacer la «loi chocolatière».

Les sénateurs passeront eux aussi de longues heures sur des interventions parlementaires. Cela leur permettra entre autres de débattre de La Poste, de la SSR, du loup, de l'îlot suisse de cherté, de la réaffectation des bâtiments agricoles en logements, des finances fédérales ou de la vente d'alcool dans les restoroutes.

ats

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