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En Suisse, 22% des femmes disent avoir subi des violences sexuelles

S’appuyant sur un sondage choc inédit, la section suisse d’Amnesty International veut faire évoluer le droit pénal et les mentalités.

La section suisse d’Amnesty International s’attaque à un tabou. Elle a lancé mardi à Berne une vaste campagne contre les violences sexuelles. «Pourquoi est-ce important? Parce que ce sont des violations graves des droits humains. Et ces violences ont lieu aussi ici en Suisse où le nombre de viols est massivement sous-évalué», martèle la directrice générale de l’ONG, la Vaudoise Manon Schick. Pour soutenir ces propos, Amnesty a commandé un sondage représentatif à l’institut gfs.bern. Il a été mené le mois dernier auprès de 4495 femmes et jeunes filles de plus de 16 ans vivant dans le pays. «Les résultats nous ont beaucoup choqués», affirme Manon Schick.

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