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SuisseLa Suisse devrait accueillir des réfugiés de Grèce

L'organisation de défense des droits humains Amnesty international estime que Berne devrait mettre à disposition des places qui sont vacantes dans ses centres fédéraux.

Amnesty International appelle le Conseil fédéral à accueillir des réfugiés, qui «vivent dans des conditions extrêmement précaires» dans des camps en Grèce. La Suisse peut utiliser les places vacantes des centres d'asile fédéraux, estime l'organisation de défense des droits de l'homme.

Selon le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), le nombre de demandes d'asile en Suisse l'année dernière était à son plus bas niveau depuis 2007, soit 14'269. Les centres fédéraux d'asile sont à moitié vides, écrit Amnesty dans un communiqué publié ce vendredi.

L'ONG se réfère à une réponse donnée au début mars par le Conseil fédéral à une question parlementaire. Le gouvernement y écrivait qu'il y a actuellement encore environ 2200 demandeurs d'asile dans les centres d'asile fédéraux.

Leur capacité peut être portée à 4500 en quelques semaines et jusqu'à 5000 d'ici à l'été, ajoute l'ONG. Jusqu'à 29'000 demandes d'asile peuvent ainsi être traitées par an ou 2400 par mois.

Plus de renvoi vers la Grèce

Amnesty soutient une pétition qui demande au Conseil fédéral de mettre ces places gratuites à la disposition «des personnes qui ont un besoin urgent de notre protection». La situation à la frontière gréco-turque est une «catastrophe au plan humanitaire et au plan des droits fondamentaux».

L'ONG exige en outre la suspension du renvoi des réfugiés vers la Grèce. Il faut plutôt aider Athènes à mettre fin à l'urgence humanitaire dans les îles de la mer Egée et à faire venir les réfugiés sur le continent, poursuit l'organisation.

Selon les autorités grecques, plus de 42'500 réfugiés et migrants vivent actuellement dans des camps à Lesbos, Samos, Kos, Leros et Chios, bien que leur capacité d'accueil soit de 6000 places. La Suisse et l'Europe sont en partie responsables de cette situation tragique, accuse Amnesty. C'est «une conséquence prévisible de l'échec du système de Dublin et de l'accord entre l'Europe et la Turquie».

(ats)

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