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AgricultureLa Suisse doit envisager l'abandon du glyphosate

À la demande du Conseil national, le Conseil fédéral va produire un rapport sur l'éventualité d'un abandon progressif du pesticide controversé.

Le glyphosate est classé «cancérogène probable» par un organe de l'OMS.
Le glyphosate est classé «cancérogène probable» par un organe de l'OMS.
Keystone

La Suisse doit envisager un abandon progressif du glyphosate. Par 95 voix contre 78 et 13 abstentions, le Conseil national a soutenu mercredi un postulat d'Adèle Thorens (Verts/VD) demandant au Conseil fédéral d'établir un rapport sur la question.

Arrêt progressif

Ce rapport étudiera notamment les chances et les risques d'un abandon progressif du glyphosate. Les alternatives à l'utilisation de ce produit phytosanitaire seront en particulier présentées du point de vue de leur potentiel et de leur impact techniques, écologiques et économiques.

Le Conseil fédéral est prêt à étudier l'opportunité et les modalités d'un éventuel arrêt progressif, a rappelé le ministre de l'Economie. L'Union suisse des paysans et Agroscope travaillent déjà à des plans de sortie pour la Suisse, a confirmé M. Schneider-Ammann en réponse à une question d'un député. Mais en l'état, le ministre ne voit pas de raison de justifier le retrait de cette substance.

Selon Johann Schneider-Ammann, il est démontré qu'une interdiction d'utilisation en Suisse n'aurait qu'une influence marginale sur le niveau de résidu de glyphosate dans les denrées alimentaires disponibles sur le marché suisse.

Une grosse minorité de droite ne voulait pas d'un rapport. Ne pas pouvoir utiliser le glyphosate, c'est enlever les mauvaises herbes avec un tracteur, ce qui entraînerait une hausse énorme des émissions de CO2, a relevé en vain Marcel Dettling (UDC/SZ). Il faudrait aussi s'attendre à une baisse des rendements de 40%.

Produit contesté

Le glyphosate est un produit très contesté. Il est classé «cancérogène probable» par le Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'OMS.

Pour ses adversaires, le principe de précaution devrait prévaloir, mais les herbicides concernés représentent un marché d'environ un milliard d'euros et la substance active est plébiscitée par les agriculteurs pour son efficacité et son faible coût. La commission européenne a adopté en décembre la nouvelle licence du glyphosate, après plus de deux ans de bataille autour de cet herbicide.

ats

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