Pour une Suisse sans fabriques d'animaux

AgricultureDeux organisations montent au créneau pour des fermes diversifiées et respectueuses de l'environnement.

«Il faut stopper la mort des fermes et promouvoir la diversité plutôt que les usines agricoles», a conclu Regina Fuhrer, présidente du VKMB.

«Il faut stopper la mort des fermes et promouvoir la diversité plutôt que les usines agricoles», a conclu Regina Fuhrer, présidente du VKMB. Image: Keystone

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L'Association des petits paysans (VKMB) et la Protection suisse des animaux (PSA) s'opposent aux changements dans l'agriculture voulus par le Conseil fédéral. Elles demandent un meilleur soutien en faveur des fermes diversifiées et respectueuses de l'environnement.

Au plan mondial, les fabriques d'animaux poussent comme des champignons, et les excédents sont jetés sur le marché à des prix bradés, ont relevé vendredi les deux organisations devant la presse à Berne. Or, selon elles, le Conseil fédéral entend accélérer cette évolution dans notre pays également, sur la base de différents scénarios d'ouverture des frontières, ce qui entraînerait une nouvelle vague d'industrialisation de l'agriculture et une «mort accélérée» des paysans.

Aujourd'hui déjà, les conséquences «d'une politique agricole suisse qui a échoué» et de la pression sur les prix du marché sont alarmantes. Chaque jour en Suisse, près de trois exploitations agricoles disparaissent, ont souligné les intervenants. Ils exigent par conséquent des prix plus équitables pour les producteurs. En Suisse aussi, il n'est pas rare que ces prix ne couvrent même pas les frais de production.

«Stopper la mort des fermes»

La situation partiellement problématique des paysans au plan des revenus et la large méconnaissance des consommateurs des conditions de production sur le terrain et dans les étables sont les deux revers de la même médaille, selon eux. Il y a un rapport direct entre le comportement de consommateurs et le bien-être des animaux.

«Il faut stopper la mort des fermes et promouvoir la diversité plutôt que les usines agricoles», a conclu Regina Fuhrer, présidente du VKMB. Le Conseil fédéral et le Parlement devront s'occuper de cette question. La conseillère nationale Irène Kälin (Verts/AG) a déposé une interpellation sur l'élevage intensif.

Le Conseil fédéral a présenté en novembre dernier sa nouvelle politique agricole (PA22), qui prévoit davantage de libre-échange et d'ouverture des marchés. Une procédure de consultation est annoncée pour le quatrième trimestre 2018 et un message du ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann pour l'été 2019, dans la perspective d'une entrée en vigueur en 2022.

(ats/nxp)

Créé: 23.03.2018, 11h28

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