La Suisse promeut aussi la formation au Sri Lanka

DiplomatieLa conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s'est rendue dans une école professionnelle qui assure une formation aux jeunes Sri-Lankais.

Simonetta Sommaruga a visité des projets soutenus par la Suisse dans la formation professionnelle.

Simonetta Sommaruga a visité des projets soutenus par la Suisse dans la formation professionnelle. Image: Keystone

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En conclusion de son voyage au Sri Lanka, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a visité mardi et mercredi des projets soutenus par la Suisse dans la formation professionnelle et la migration. Des domaines dans lesquels Berne entend approfondir sa collaboration avec Colombo grâce à un partenariat migratoire.

Simonetta Sommaruga s'est ainsi rendue dans une école professionnelle où les jeunes hommes sont formés au soudage et aux installations électriques, tandis que les jeunes femmes y apprennent toutes les ficelles du métier de couturière. «Tous se disent chanceux de suivre une formation qui leur permettra de trouver un travail au Sri Lanka», rapporte la ministre de la Justice dans un entretien avec Keystone-ATS.

L'autre projet visité vise à informer les travailleurs migrants de leurs droits et à leur fournir des conseils. «J'ai été impressionnée de voir l'ampleur de l'exploitation des Sri-Lankais à l'étranger et l'inquiétude de leurs enfants restés au pays», confie Simonetta Sommaruga. Chaque année, quelque 300'000 Sri Lankais quittent leur pays pour travailler à l'étranger, principalement dans les pays du Golfe, dans des conditions parfois difficiles.

Engagement international nécessaire

L'amélioration des perspectives professionnelles des jeunes Sri-lankais et la facilitation d'une migration de travail sûre sont deux des objectifs du projet de partenariat signé lundi entre Berne et Colombo. Faire avancer le processus de réconciliation et renforcer les droits de l'homme sont les deux autres.

Dans cette optique, la conseillère fédérale a rencontré des représentants du Bureau des personnes disparues, la présidente de la Commission d'Etat pour les droits de l'homme, ainsi que le chef de file de l'opposition. Ce dernier «m'a confirmé que la situation des droits humains s'est améliorée dans le pays, mais qu'il y a encore des défis dans ce domaine», souligne Simonetta Sommaruga.

«C'est pourquoi un engagement international fort est nécessaire pour que les autorités prennent leurs responsabilités», insiste la conseillère fédérale. Plus concrètement, la Suisse soutient depuis plusieurs années la Commission d'Etat pour les droits de l'homme. Mais cet engagement n'est pas suffisant pour les ONG.

Pas de conditions de résiliation

Amnesty international demande que les droits humains soient mieux intégrés dans l'accord de partenariat et soient abordés lors des rencontres bilatérales semestrielles. «Les erreurs commises dans le cadre d'autres partenariats, comme celui avec le Kosovo ou le Nigeria, ne doivent pas se reproduire». La sécurité des rapatriés doit aussi être la priorité absolue de la Suisse, souligne Amnesty.

D'autres organisations demandent que des critères et des conséquences clairs soient définis si la situation devait se dégrader. Pour l'Office fédéral de la justice (OFJ), intégrer les conditions de résiliation dans une lettre d'intention est contradictoire. Mais si un coup d'Etat devait se produire ou une guerre civile éclater, une coopération plus poussée entre la Suisse et le Sri Lanka serait certainement remise en question.

Objectif rempli

Simonetta Sommaruga s'est rendue dimanche au Sri Lanka. Elle y a rencontré lundi le président, le premier ministre et la ministre de la justice pour discuter du processus de réconciliation, des relations bilatérales ainsi que de la réforme constitutionnelle.

Le projet de partenariat migratoire paraphé par les deux pays constitue l'un des objectifs de la politique migratoire étrangère 2018 du Conseil fédéral. Depuis 2009, la Suisse a déjà signé avec la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Kosovo, le Nigeria et la Tunisie.

Le protocole ne changera cependant pas la pratique du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), qui continuera d'évaluer chaque cas individuellement. De plus, le retour de ressortissants sri-lankais sera toujours réglé par l'accord migratoire conclu en 2016. (ats/nxp)

Créé: 08.08.2018, 16h30

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