Découverte genevoise dans la lutte contre la maladie du «foie gras»

SantéDes chercheurs de l’UNIGE ont identifié une protéine impliquée dans l’évolution de ce dysfonctionnement vers un cancer du foie, ouvrant la voie à de nouvelles thérapies.

L'obésité, découlant d’une alimentation trop riche en graisses et en sucres, génère de multiples problèmes de santé.

L'obésité, découlant d’une alimentation trop riche en graisses et en sucres, génère de multiples problèmes de santé. Image: Keystone

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Le surpoids, voire l’obésité, touche près de 41% de la population suisse. Ce fléau découlant d’une alimentation trop riche en graisses et en sucres génère de multiples problèmes de santé. Parmi les plus graves, la maladie dite du «foie gras», qui entraîne trop souvent un cancer et serait à l’origine de plus de 700 000 décès par an dans le monde.

Une maladie sournoise

Ce dysfonctionnement est particulièrement sournois, car il passe souvent inaperçu dans un premier temps. «On sait qu’un foie gras peut s’enflammer et évoluer vers un cancer, mais on connaît très mal les mécanismes moléculaires responsables de ces pathologies», relève dans un communiqué le professeur Michelangelo Foti, directeur du département de physiologie cellulaire et métabolisme à la Faculté de médecine de l’Université de Genève (UNIGE). Mais grâce à son équipe de chercheurs, on en sait désormais davantage.

Le rôle de S100A11

Les scientifiques se sont en effet penchés sur une protéine active dans l’évolution d’un foie gras. Son petit nom? S100A11. «Nous avons d’abord découvert que S100A11 favorisait l’inflammation et une accumulation de tissus fibreux dans le foie», explique Cyril Sobolewski, premier auteur de ces travaux, publiés dans le journal «Gut». Il ajoute que «des tests supplémentaires ont montré que plus S100A11 est exprimée, plus grave est le cancer».

Fabriquer un anticorps

La possibilité de détecter cette maudite protéine grâce à une simple prise de sang permet d’envisager désormais la détection précoce d’une inflammation du foie et sa progression vers un cancer, ouvrant la voie à des traitements plus efficaces. «La prochaine étape serait de fabriquer un anticorps spécifique capable de piéger la protéine pour empêcher son effet cancérigène», indique le professeur Foti.

Créé: 20.02.2020, 07h59

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