Enquête pénale contre un ex-chef de service à l'Etat

NeuchâtelUn homme qui chapeautait un service du canton de Neuchâtel a échangé des sextos avec une mineure. Il a démissionné avec effet immédiat.

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Un chef de service du canton de Neuchâtel, L. F., qui a démissionné vendredi avec effet immédiat de son poste, est sous enquête pénale. Il aurait échangé des messages à connotation sexuelle avec une adolescente.

L. F.est visé par une enquête du Ministère public neuchâtelois, a déclaré lundi à Keystone-ATS son avocat Frédéric Hainard, confirmant une information de RTN. Il est reproché au chef démissionnaire d'avoir dialogué sur la messagerie WhatsApp avec ce qu'il pensait être une jeune fille mineure âgée de 14 ans, alors qu'il s'agissait en fait d'un agent de police sous couverture.

Pour la démonstration

Le cadre ne conteste pas les faits mais explique avoir agi dans un but scientifique. «Dans le cadre de son travail où il a dû traiter de la question des prédateurs sexuels, il voulait montrer comment les jeunes étaient influençables», a expliqué son avocat.

Frédéric Hainard précise que son client ne s'est jamais rendu à un quelconque rendez-vous et n'a jamais rencontré la destinataire de ses messages. L. F. n'a pas été placé en détention préventive mais la police a saisi l'ensemble de ses appareils électroniques pour examen.

Pas crédible

L.F était suspendu depuis début avril, aussitôt que sa supérieure hiérarchique, la conseillère d'Etat Monika Maire-Hefti a été mise au courant de l'affaire par le Ministère public. Le lien de confiance est rompu dès lors qu'il y a enquête pénale, a dit lundi sur les ondes de RTN la cheffe du Département cantonal de l'éducation et de la famille.

Interrogée sur la présomption d'innocence, la conseillère d'Etat note que L.F n'a pas contesté la matérialité des faits, invoquant pour sa défense une enquête scientifique. Ce n'est pas crédible, a-t-elle ajouté, précisant qu'elle «aurait au moins dû être au courant» (d'une telle enquête). (ats/nxp)

Créé: 13.05.2019, 17h16

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