«L'élection de M. Macron nous évite une situation préoccupante»

Le président du Conseil d’Etat François Longchamp et le Maire de Genève Guillaume Barazzone commentent l’élection française.

Le président du Conseil d'Etat François Longchamp, tout comme Guillaune Barazzone, le maire de Genève, se déclarent rassurés par le choix des électeurs français.

Le président du Conseil d'Etat François Longchamp, tout comme Guillaune Barazzone, le maire de Genève, se déclarent rassurés par le choix des électeurs français. Image: Georges Cabrera

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L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française semble être une bonne nouvelle pour les autorités genevoises. «L'élection de M. Macron nous évite une situation préoccupante. Celle de Marine Le Pen, pour autant qu’elle ait appliqué son programme prévoyant l’abandon de l’euro, aurait vraiment été délicate», estime le François Longchamp, président du Conseil d’Etat. Pour l’élu, la victoire de la représentante du Front National aurait signifié «la mise en place d’une monnaie faible à nos portes, qui aurait accentué les disparités régionales et porté un coup dur au commerce genevois. D’autant plus que le franc suisse aurait pris l’ascenseur.» Pour Genève, le magistrat attend des autorités françaises qu’elles clarifient leur architecture institutionnelle: «La récente réforme agrandissant les régions tout en maintenant les départements au côté des communautés de communes s’est arrêtée à mi-chemin. Il faudrait mieux définir les compétences des uns et des autres.»

Guillaume Barazzone, maire de Genève, estime que l’élection du nouveau président est un bon signe pour la construction régionale: «Je félicite Emmanuel Macron pour son élection. C’est une bonne nouvelle pour Genève, car il s’est entouré de personnalités qui connaissent bien Genève, et les problématiques transfrontalières, notamment le maire de Lyon Gérard Collomb. Dans cette ville, la culture du compromis rappelle un peu celle de la Suisse. L’élection d’Emmanuel Macron renforce l’Union européenne et bétonne la libre circulation des personnes, même si l’Union européenne (UE) va certainement s’orienter vers davantage de protectionnisme continental. La Suisse a intérêt à ne pas se faire écarter du jeu.»

Les réactions des partis genevois sont pour le reste conforme à ce qu’on pouvait attendre. Le centre droit et la droite se réjouissent. La gauche se méfie, comme le député Vert François Lefort, qui soupire en évoquant la victoire de l’ex-ministre de l’Economie qui se profile comme exemple du renouveau avec l’appui des médias et de l’intelligentsia: «La contradiction entre son image de sauveur, et la politique qu’il promet est énorme.» Echo identique de Jean Batou (EAG) qui estime sur les réseaux sociaux qu’Emmanuel Macron étant mandaté pour mettre au pas l’exception sociale française, il n’empêchera pas la hausse du Front national à moins de lui opposer une alternative anticapitaliste. Au MCG, on relève la victoire d’un «mondialiste face à une souverainiste, comme le dit François Baertschi. Mais sa victoire est aussi la défaite des partis traditionnels.»

Marc Bretton

(24 heures)

Créé: 08.05.2017, 16h59

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