Les pompiers commencent à sortir la tête de l'eau à Genève

IntempériesAprès l'orage dévastateur de samedi après-midi, les sapeurs ont assuré quelque 800 interventions en 24 heures.

Des sapeurs venus de Satigny interviennent dans une cave des Eaux-Vives.

Des sapeurs venus de Satigny interviennent dans une cave des Eaux-Vives. Image: Laurent Guiraud

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«On est en baisse d'intensité, mais on a toujours beaucoup de monde sur le terrain.» C'est ainsi que le commandant du Service incendie et secours (SIS) résumait la situation dimanche en fin d'après-midi, un peu plus de 24 heures après le passage fracassant d'une ligne de grain sur le canton. Appuyés par les volontaires des communes et des renforts de l'aéroport, les professionnels ont assuré quelque 800 interventions en deux tours de cadran d'horloge.

«Nous n'avions plus qu'une vingtaine de demandes en attente à 18 heures alors qu'on en dénombrait environ soixante deux heures plus tôt, énumère Nicolas Schumacher. Il s'agit surtout d'inondations – des caves, des cages d'ascenseur – mais aussi d'un grand nombre d'arbres, tombés sur des toitures, des lignes électriques ou des chaussées.»

«Sur les rotules»

Un énorme effort a été fourni. Dimanche à la mi-journée, on parlait d'une mobilisation concernant entre 250 et 300 hommes. Les communes les plus touchées ont été Genève, Lancy, Carouge et Collonge-Bellerive. Des plans de rotation ont été établis afin de permettre aux sapeurs d'alterner les phases de travail et de repos. «Tout le monde est sur les rotules», confesse le commandant.

Selon MétéoSuisse, 31,7 litres de pluie sont tombés par mètre carré en région genevoise où les rafales ont atteint 79,2 km/h et les grêlons de 3 à 5 cm. Une femme a trouvé la mort sur le lac, au large de la Belotte. Une touriste a également péri en Haute-Savoie, tuée par une chute d'arbres à Taninges.

Musée touché

En Ville de Genève, le SIS a ordonné la fermeture des parcs, à cause des risques liés à la végétation. Le bâtiment principal du Musée d'art et d'histoire (MAH) est lui aussi resté fermé au public dimanche (et le restera jusqu'à mardi) alors que le plan de protection des biens culturels a dû y être déclenché samedi soir.

Gorgé d’eau, le fameux tapis rouge qui orne ses escaliers monumentaux doit être retiré, mais les œuvres exposées sont par miracle indemnes. Il en va autrement dans le bâtiment voisin des Casemates, qui abrite notamment des locaux de restauration. «On y a subi un dégât d’eau inattendu dans l’atelier destiné aux textiles, raconte Jean-Yves Marin, directeur. C’est un paradoxe: des costumes des XVIIIe et XIXe siècles qui devaient y être restaurés ont été abîmés et devront être repris. Rien d’irrémédiable. On a eu beaucoup de chance alors que, comme chacun le sait, le MAH prend l’eau.»

Créé: 16.06.2019, 19h48

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