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L’affaire Bouvier revient là où tout a commencé

Après avoir viré au «Monacogate», le bras de fer à un milliard entre le marchand d’art genevois et un ex-oligarque russe se jouera en Suisse. Deux plaintes sont déposées, dont une auprès du Parquet fédéral.

L’homme d’affaires et marchand d’art genevois Yves Bouvier porte son combat devant la justice suisse.
L’homme d’affaires et marchand d’art genevois Yves Bouvier porte son combat devant la justice suisse.
Georges Cabrera

Le front de la guerre judiciaire déclarée, aux premiers jours de 2015, par un milliardaire russe au marchand d’art genevois Yves Bouvier est en train de glisser vers la Suisse. Au moins deux procédures pénales helvétiques y ont été ouvertes en lien avec cette affaire, a appris la Tribune de Genève.

C’est un retour à la case départ dans cette histoire de ventes de toiles de maîtres – on y trouve des Picasso, Rothko, Modigliani, De Vinci, Gauguin – empoisonnées depuis deux ans et demi par le soupçon de l’escroquerie. A en croire le camp de l’ancien oligarque Dmitri Rybolovlev, l’homme d’affaires genevois qui l’a aidé, douze ans durant, à constituer une faramineuse collection privée aurait surfacturé à hauteur de près d’un milliard d’euros ces trente-sept chefs-d’œuvre.

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