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Canton de GenèveAffaire Ramadan: deux experts vont enquêter

Le Conseil d'Etat a désigné deux experts indépendants qui vont se pencher sur les cas présumés d'agressions sexuelles au collège de Saussure.

L'islamologue suisse de 57 ans arrive au tribunal de Paris, en compagnie de sa femme et de son avocat, pour être entendu pour des accusations de viols. (Jeudi 13 février 2020)
L'islamologue suisse de 57 ans arrive au tribunal de Paris, en compagnie de sa femme et de son avocat, pour être entendu pour des accusations de viols. (Jeudi 13 février 2020)
AFP
Tariq Ramadan était convoqué le 23 janvier, mais il avait fait ce jour-là un malaise au rez-de-chaussée du tribunal et l'audition avait été annulée. (Jeudi 13 février 2020)
Tariq Ramadan était convoqué le 23 janvier, mais il avait fait ce jour-là un malaise au rez-de-chaussée du tribunal et l'audition avait été annulée. (Jeudi 13 février 2020)
AFP
Les faits décrits par ces ex-élèves genevoises sont prescrits. Aucune plainte n'a été déposée en Suisse pour l'instant. (3 novembre 2017)
Les faits décrits par ces ex-élèves genevoises sont prescrits. Aucune plainte n'a été déposée en Suisse pour l'instant. (3 novembre 2017)
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A la demande du DIP, le Conseil d'Etat genevois ouvre une analyse indépendante pour faire la lumière sur ce qui s'est passé autour de l'ex-enseignant Tariq Ramadan. Il a désigné deux experts, un homme et une femme.

Quynh Steiner Schmid, membre du Conseil supérieur de la magistrature genevois et ancienne juge au Tribunal administratif de première instance, et Michel Lachat, ex-président du Tribunal fribourgeois des mineurs, ont fait part de leur disponibilité et de leur intérêt, a indiqué mercredi devant les médias le président du gouvernement François Longchamp. «Ils se mettront au travail cette semaine», a-t-il précisé.

Une semaine après avoir annoncé l'ouverture d'une enquête externe, la magistrate Anne Emery-Torracinta, en charge de l'Instruction publique (DIP) a explicité le mandat des experts. Premièrement, leur analyse portera sur les 20 années - de 1984 à 2004 - durant lesquelles l'islamologue Tariq Ramadan a enseigné à Genève, d'abord au cycle d'orientation des Coudriers puis au collège de Saussure.

Ensuite, les experts devront analyser comment les affaires d'atteinte à l'intégrité sexuelle des élèves par des collaborateurs du DIP et de harcèlement ont été traitées au collège de Saussure. Enfin, ils devront s'intéresser à la manière dont le secrétariat général a traité ces situations au cours de ces 30 dernières années, sous la houlette de quatre conseillers d'Etat différents.

Secret de fonction levé

Les deux experts auront accès à tous les documents en possession de l'Etat. Il leur reviendra de lancer un appel à témoins et de dénoncer d'éventuels cas pénaux à la justice. Les collaborateurs actuels du DIP seront déliés du secret de fonction. La levée du secret de fonction touchera aussi les ex-collaborateurs invités à témoigner, mais rien ne pourra les obliger à le faire, a précisé M. Longchamp.

Aucun délai n'a encore été fixé pour la restitution du rapport. «Les experts veulent d'abord se faire une idée précise de la tâche. Mais nous entendons obtenir des éléments dans le courant de cette année, éventuellement par le biais d'un rapport intermédiaire», a fait savoir M. Longchamp. Le rapport sera rendu public.

Le président du gouvernement genevois a assuré que Mme Emery-Torracinta a fait preuve de transparence à l'égard de ses collègues depuis la publication de témoignages d'anciennes élèves de Tariq Ramadan l'accusant d'abus sexuels. «Elle a l'appui total du Conseil d'Etat dans la mission difficile qu'est la sienne», a-t-il souligné.

ats

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