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GenèveL'arrivée d'Uber Eats suscite la crainte d'Unia

La société de livraison de repas Uber Eats a débarqué à Genève, non sans soulever des peurs.

Pour Unia, il faut que la société Uber eats respecte la loi. (Photo d'illustration)
Pour Unia, il faut que la société Uber eats respecte la loi. (Photo d'illustration)
Keystone

Le syndicat Unia est préoccupé par l'arrivée à Genève d'Uber Eats et est inquiet pour les conditions de travail des coursiers que l'entreprise va recruter. La société de livraison de repas liée au géant américain Uber devrait commencer ses activités au bout du lac d'ici à la fin du mois.

Umberto Bandiera, responsable du secteur des transports et de la logistique en Suisse romande chez Unia, a demandé mercredi que les autorités genevoises prennent position par rapport à Uber Eats et vérifient que la société respecte bien les règles en vigueur dans le canton pour ce type d'activités.

Salaire minimum

Le syndicaliste a rappelé devant les médias que la livraison de marchandises est soumise à un contrat type de travail à Genève. A ses yeux, il n'y a aucune raison qu'Uber Eats y échappe. Ce contrat instaure notamment un salaire minimum et pose des limites en matière de temps de travail.

Le problème, avec Uber Eats, est que la société considère ses livreurs comme des partenaires, des collaborateurs privés, et non comme des salariés ordinaires. Ils ont la caractéristique de faux indépendants, a souligné Umberto Bandiera, et ils obéissent au modèle de ce qu'il nomme le «précariat numérique».

Pas de protection

Selon lui, les livreurs d'Uber Eats, qui feront leurs courses à vélo ou à scooter, devraient assumer l'entière responsabilité en cas d'accident. Chez Unia, «nous estimons qu'il est temps que le gouvernement genevois donne son avis par rapport à cette numérisation de l'économie», a poursuivi le syndicaliste.

Unia a écrit une lettre au conseiller d'Etat Mauro Poggia où il est demandé au magistrat de vérifier qu'Uber Eats remplit les conditions pour pouvoir exercer ses activités à Genève. L'une d'entre-elles, selon le syndicat, est que l'entreprise soit inscrite au Registre du commerce du canton, ce qui n'est actuellement pas le cas.

L'arrivée de sociétés comme Uber conduit à une transformation du monde du travail, avec la disparition des salariés et l'avènement d'un univers où il n'existera plus que des collaborateurs, a noté M. Bandiera. Et cette redéfinition profonde se fait sans passer par un débat démocratique, a-t-il déploré.

Uber Eats a annoncé avoir déjà recrutés une soixantaine de coursiers sur les 200 recherchés par l'entreprise pour Genève. Fondée il y a trois ans, Uber Eats est déjà présente dans 36 pays et compte plus de 160'000 restaurants partenaires. En Suisse, elle aimerait notamment collaborer avec le géant McDonald's.

ats

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