Un centre high-tech dédié à la procréation médicalement assistée

SantéLa Clinique Générale Beaulieu et les HUG s’allient pour créer un centre «à la pointe de la technologie»: FertiGenève.

Image: HUG / LOUIS BRISSET

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L’infertilité concerne 10 à 15% des couples en Suisse. Le centre FertiGenève leur est dédié. Fruit d’un partenariat public-privé entre la Clinique Générale Beaulieu, le laboratoire Fertas et les Hôpitaux universitaires de Genève, il regroupe des gynécologues, urologues et biologistes-embryologistes. Ces professionnels bénéficient d’équipements «à la pointe de la technologie» en matière de procréation médicalement assistée. Comme l’embryoscope, un incubateur d’embryons doté d’une caméra qui filme leur évolution et permet ainsi une «meilleure sélection et un développement optimal». Ainsi, les embryons n’ont plus besoin d’être sortis de l’incubateur pour être observés, et seraient donc «moins fragilisés».

Rappelons que seules les analyses liées au diagnostic, qui permettent de déterminer les causes de la difficulté à concevoir, sont remboursées par l’assurance obligatoire des soins. Les traitements, eux, restent à la charge des couples. En mutualisant leurs investissements – entre 1,5 et 2 millions pour l’infrastructure du centre et environ 500'000 francs pour les technologies qui l’équipent – la clinique privée de Champel et les HUG espèrent en diminuer la répercussion sur les prix. Dans ce nouveau centre, une fécondation in vitro (FIV) est par exemple facturée entre 6000 et 7500 francs.

Une nouvelle loi fédérale, entrée en vigueur en septembre 2017, aurait notamment servi de moteur à la création de FertiGenève. Acceptée par le peuple à 62%, elle offre de nouvelles possibilités de traitements, qui améliorent les taux de grossesse. «Cette loi a sorti la PMA du Moyen Âge dans lequel se trouvait la Suisse par rapport au reste de l’Europe, a commenté le Dr Nicole Fournet, spécialiste en médecine de la reproduction et représentante des médecins privés. Elle nécessitait que nos structures évoluent, et c’est là que nous nous sommes rendu compte que nous avions des besoins communs avec les HUG.» FertiGenève propose donc tous les traitements autorisés en Suisse à ce jour: fécondation in vitro (FIV), diagnostic préimplantatoire (examen de l’embryon avant son implantation afin de déceler d’éventuelles anomalies), induction d’ovulation, insémination artificielle avec spermatozoïdes du conjoint ou d’un donneur, chirurgie gynécologique et urologique.

Le conseiller d’État en charge de la Santé, Mauro Poggia, était présent pour la visite du laboratoire. Il a reconnu que le domaine de la PMA suscite «évidemment beaucoup de questions éthiques» mais que «des couples demandent, légitimement, des solutions, et qu’il est de notre devoir moral de les accompagner, plutôt que de les laisser se débrouiller à l’étranger». Y a-t-il alors un droit à l’enfantement? Et est-il absolu? «Je n’ai pas de réponse précise à ces questions. Je pense que l’aspiration à créer une descendance est légitime, mais que c’est aussi le rôle des professionnels de mettre les barrières là où elles s’imposent, au cas par cas. Il faudra sans doute suivre l’évolution internationale pour que la Suisse n’adopte pas une position isolée en la matière.»

À noter qu’un autre centre existe dans le canton: Babyimpulse, à la clinique des Grangettes. Ce laboratoire prétend quant à lui miser plus sur la prise en charge psychoaffective des couples que sur les dernières technologies.

Créé: 10.12.2019, 19h04

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