Certains téléphones ont reçu l'alerte orage trop tard

GenèveLes avertissements en mode push sont parfois parvenus aux abonnés après la tempête.

Rue de Rive inondée, on court se mettre à l'abri, même pieds nus!

Rue de Rive inondée, on court se mettre à l'abri, même pieds nus! Image: Laurent Guiraud

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«Comme la grêle après les vendanges.» L’adage, de circonstance, décrit assez bien la sensation qu’a procurée samedi l’arrivée sur les téléphones portables des messages d’alerte de Météosuisse au sujet des intempéries genevoises. Ces pastilles, auxquelles on peut s’abonner via l’application de Météosuisse, sont parfois parvenues à bon port tardivement.

Un utilisateur dit avoir reçu l'alerte à 17h04, alors que les intempéries commençaient déjà à s’estomper. Un autre usager a vu le message surgir sur son écran à 17h39, alors que le grain s’éloignait déjà de Genève. Le message consistait en un avertissement de degré 4 (ndlr, sur une échelle de 5) relatif à un «orage très violent» attendu sur Genève de 16h10 à 17h30.

Bon pronostic, bug inexpliqué

Interpellé, l’Office fédéral de la météorologie renvoie à son bureau genevois. «Il y a en effet dû y avoir un bug d’ordre technique et informatique que nos équipes devront trouver et expliquer, et je l’ai moi-même constaté», répond Lionel Fontannaz, prévisionniste à Météosuisse Sur l’application, les flashs de degré 3 et 4 sont arrivés dans les temps sur la carte d’avertissement. Seules les notifications push n’ont malheureusement pas suivi en temps réel.»

Reste que le pronostic, lui, était juste et annoncé clairement depuis la veille. «La prévision était de bonne qualité et était disponible depuis vendredi sur notre site, poursuit l’expert. Des orages violents ont ainsi été annoncés par tous les médias et, samedi matin, nous avons fait un préavis aux autorités ce qui a par exemple incité le canton de Vaud à émettre un communiqué recommandant à la population de ne pas s’exposer. Sur le lac, les feux tournants destinés aux navigateurs ont été actionnés à temps.»

Pas si rare

Retraité de Météosuisse, et actuel chef du groupe Vert au Grand Conseil, Pierre Eckert songe aussi à un problème technique. «L’avertissement démarrait à 16h10 et, à ma connaissance, il est impossible de l’antidater», indique-t-il.

Le violent événement est-il, à son sens lié, au changement climatique? «Plutôt pas, relativise le député. On peut imaginer, sans que cela soit totalement démontré, que la fréquence de ce type de phénomène puisse augmenter avec le réchauffement. Il est en revanche certain qu’en raison du changement climatique, les pluies se font plus rares, mais plus fortes quand elles surviennent effectivement.» Selon lui, l’apparition d’une ligne de grain - un alignement d’orages - reste rare si on se focalise sur un lieu donné, mais est relativement fréquent à l’échelle d’un pays, survenant plusieurs fois par été.

Créé: 16.06.2019, 16h23

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