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«Chère Migros»: les internautes raillent le géant de la distribution

Le distributeur affirme répondre à la demande des clients en vendant des fraises en hiver. Twitter ne lui pardonne pas.

Migros vend des fraises venues d'Espagne en plein mois de février.
Migros vend des fraises venues d'Espagne en plein mois de février.
Anouk Dunant, Twitter

«Viande de chauve-souris», «cuisses de koala»... Depuis samedi, Migros fait face à des demandes toutes plus farfelues les unes que les autres de la part d'utilisateurs de Twitter. Tout est parti d'une interpellation de la Genevoise Anouk Dunant, qui lui réclamait des défenses d'éléphant. La raison? Lorsque l'internaute avait «émis des doutes» sur le réel engagement pour le développement durable du géant de la distribution, qui propose des fraises espagnoles en plein mois de février, celui-ci lui avait répondu qu'il s'agissait d'«une demande des clients».

Il n'en a pas fallu plus pour que son tweet soit repris et accompagné d'autres demandes du même type.

Toujours dans la thématique animalière:

Ou encore:

Même la conseillère nationale Verte Léonore Porchet s'est prise au jeu ce lundi:

Quand d'autres abondent dans la même critique, mais de manière plus réaliste:

La réponse de Migros

Des tweets ironiques pour la grande majorité qui ont aussi fait sourire chez Migros. «Cette campagne est en effet menée avec humour et, en tout honneur, je dois dire avoir souri en la voyant. Comme la question est rhétorique, nous n’y avons pas directement répondu», déclare Tristan Cerf, porte-parole du géant de la distribution.

Si des fraises venues d'Espagne sont déjà sur les étals, c'est parce qu'«il est important pour notre clientèle de bénéficier toute l’année d’une certaine diversité dans l’assiette». «Quand commencent les beaux jours chez nous, les fraises sont de saison en Espagne. Une partie de nos client.es.s apprécie de pouvoir avoir un rayon de soleil dans l’assiette», ajoute Tristan Cerf.

Le porte-parole tient à défendre l'engagement durable du distributeur, rappelant que «les producteurs qui travaillent pour Migros sont soumis à des normes dépassant largement les standards internationaux, notamment sur les conditions sociales, l’utilisation de pesticides, les ressources d’eau et la biodiversité». «Au niveau du bilan CO2, le transport ne représente qu’une charge minime par rapport aux ressources utilisées par la production», conclut-il.

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