Drame de la Servette: les policiers seront aidés

GenèveLe directeur des ressources humaines de la police cantonale décrit l’accompagnement prévu pour les agents visés.

Un cas comme celui qui vient de se dérouler à la Servette serait très rare.

Un cas comme celui qui vient de se dérouler à la Servette serait très rare. Image: Steeve Iuncker-Gomez

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Mardi un homme a été abattu par la police après avoir fait feu en direction des agents, en blessant trois. Comment les collaborateurs concernés sont-ils pris en charge après un tel événement? Robert Tanner, directeur des ressources humaines de la police cantonale, nous explique la procédure.

«A partir du moment où un coup de feu est tiré, une enquête est automatiquement ouverte par l’Inspection générale des services (IGS). Le premier intervenant sur place est une cellule de débriefing composée de psychologues. Ensuite, notre service psychosocial prend le relais pour tout type d’événement, que ce soit pour ce drame ou pour le décès naturel d’un collaborateur, des problèmes d’addiction ou liés à des divorces par exemple.»

Le collaborateur se voit alors proposer un accompagnement psychologique, qu’il est libre d’accepter ou de refuser. «Dans les vingt-quatre heures qui suivent l’événement, certains peuvent être dans le déni et croient résister au choc, reprend Robert Tanner. Après ils se repassent le film dans leur tête et cela peut n’avoir de répercussions que trois jours, trois mois, voire trois ans après les faits. Donc on va revenir vers eux pour s’assurer que tout va bien, et demander à leurs collègues de garder un œil sur eux.» De temps à autre, ce sont aussi les familles qui prennent contact avec ce service, pour avertir que leur proche ne dort plus, ou ne mange plus.

«Parfois une première mauvaise expérience est bien digérée, mais c’est le cumul avec une deuxième qui peut déclencher des problèmes.»

Un cas comme celui qui vient de se dérouler à la Servette serait «très très rare». En quinze ans, les médias ont rapporté une demi-douzaine d’affaires où les policiers ont fait usage de leurs armes. En moyenne la cellule de débriefing intervient environ entre 60 et 100 fois par an.

Créé: 10.02.2016, 21h40

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