Deux fusions de communes échouent dans les urnes

Canton de NeuchâtelLes citoyens des communes de Peseux et de Saint-Blaise ont fait capoter deux projets de rapprochement.

Les fusions de communes ont décidément de la peine dans le canton de Neuchâtel.

Les fusions de communes ont décidément de la peine dans le canton de Neuchâtel. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Dans le canton de Neuchâtel, deux gros projets de fusions de communes ont passé à la trappe dimanche. La fusion à quatre localités autour du chef-lieu cantonal a capoté en votation, de même que celle à six villages pour former l'Entre-deux-Lacs.

La nouvelle commune de Neuchâtel aurait vu le jour le 1er janvier 2017. Avec environ 45'000 habitants, elle aurait devancé La Chaux-de-Fonds pour devenir la plus grande ville du canton, la troisième de Suisse romande et la onzième de Suisse.

Veto de Peseux

Mais les citoyens de Peseux ont refusé de se joindre à Neuchâtel, Corcelles-Cormondrèche et Valangin pour former un «Grand Neuchâtel». Ils ont dit non par 1143 voix (54%) contre 985. La participation y a atteint 50%.

Un plan B était prévu en cas de refus à Valangin, permettant une fusion pour les trois autres. Mais le projet tombait à l'eau en cas de refus de Peseux, de Corcelles ou de Neuchâtel.

A Neuchâtel, la fusion avait l'adhésion de 6988 votants (73%) contre 2582. Corcelles a accepté par 1248 voix (55%) contre 1019. Dans le village de Valangin, le oui comptait 150 voix (63%) contre 88. Le taux de participation a atteint entre 40% et 66% selon les communes.

Le comité de pilotage interprète le résultat négatif comme un rejet des conventions proposées, mais pas de tout projet de fusion. Il reste convaincu qu'un regroupement des communes de l'agglomération neuchâteloise est la meilleure option pour l'avenir, et qu'un tel projet reviendra un jour dans l'agenda politique, a-t-il souligné dans un communiqué.

Saint-Blaise se rebiffe

Dans l'Est du canton, la fusion de communes de l'Entre-deux-Lacs aurait réuni quelque 13'000 habitants début 2017. Il suffisait d'un refus dans une seule localité pour la faire échouer.

C'est Saint-Blaise qui a dit non, par 783 voix (56,9%) contre 593. Le taux de participation y a atteint 55%. Dans les autres communes, le oui l'a nettement emporté: par 65,4% à Cornaux, 58,7% à Cressier, 76,5% à Enges, 67,3% à La Tène et 63,3% à Lignières.

«Le peuple a tranché, nous respectons cette décision et stoppons immédiatement tous les travaux liés à la fusion», a réagi dans un communiqué le comité de pilotage. Un précédent projet, à sept communes, avait déjà échoué en 2015.

Autorités cantonales déçues

Laurent Kurth, président du Conseil d'Etat neuchâtelois, a exprimé la déception du gouvernement cantonal. Les enjeux de ces scrutins dépassaient largement le cadre communal, a-t-il souligné sur les ondes de la radio RTN.

La fusion autour de la capitale cantonale aurait permis de positionner un peu mieux un pôle urbain d'importance sur la carte de la Suisse occidentale, a commenté Laurent Kurth. Ce dernier considère toutefois que le refus de Peseux n'est pas une surprise.

Quant au projet de l'Entre-deux-Lacs, il était important en raison du développement économique dans cette zone proche de la frontière cantonale, a noté Laurent Kurth. Selon lui, à défaut d'une autorité pouvant y travailler de façon plus solide et plus étendue, il y a un risque de voir les cantons de Berne et de Fribourg profiter de cette dynamique au détriment de Neuchâtel. (ats/nxp)

Créé: 05.06.2016, 16h50

Jean-Charles Legrix éjecté de l'exécutif chaux-de-fonnier

L'UDC Jean-Charles Legrix n'a pas été réélu dimanche à l'exécutif de la Ville de La Chaux-de-Fonds. Il a été évincé par son colistier Marc Arlettaz. Le Conseil communal de la Métropole horlogère reste à gauche.

Jean-Charles Legrix, qui s'était affiché comme l'un des pourfendeurs du Musée des civilisations de l'islam récemment inauguré, n'a pas été réélu. L'issue du vote pourrait être liée à la décision annoncée il y a une semaine du président du législatif de démissionner avec effet immédiat pour recouvrer sa liberté de parole. Le socialiste Daniel Musy avait alors appelé à voter pour le colistier de Jean-Charles Legrix.

Le Parti socialiste (PS) a gagné un siège au détriment des Verts qui ne sont désormais plus représentés au Conseil communal. Le POP a réussi à conserver le siège laissé vacant par le départ de Jean-Pierre Veya et le PLR a assuré la réélection de sa représentante.

L'exécutif chaux-de-fonnier est formé du socialiste sortant Théo Huguenin-Elie (4183 voix), de la socialiste Katia Babey (2620 voix), du POP Théo Bregnard (3049 voix), de la sortante PLR Sylvia Morel (2672) et de l'UDC Marc Arlettaz (2353 voix). Trois nouveaux élus font donc leur entrée au Conseil communal.

Statu quo à l'exécutif de la Ville du Locle

La gauche reste au pouvoir au Locle (NE). Les cinq membres sortants de l'exécutif ont été réélus dimanche. La Ville compte donc toujours deux élus du POP, deux élus du PLR et un élu des Verts.

En raison de la force électorale du POP, la réélection de l'emblématique président de commune et conseiller national Denis de la Reussille, ainsi que du conseiller communal Cédric Dupraz ne faisait aucun doute. Les trois autres conseillers communaux ont également été réélus, le Vert Miguel Perez et les PLR Claude Dubois et Jean-Paul Wettstein.

Contrairement à il y a quatre ans, il n'y a pas eu d'apparentement général à gauche entre le PS, les Verts et le POP. Les écologistes estimaient avoir de meilleures chances de conserver leur siège, acquis en 2012, en s'alliant avec le seul PS qui présentait deux candidats.

La gestion de l'affaire de l'eau contaminée au Locle n'a donc pas prétérité la réélection des cinq sortants. L'UDC ne s'était pas lancée dans la course faute de candidats.

Articles en relation

Pas de vote cantonal sur des fusions de communes

Tessin L'initiative constitutionnelle qui réclamait des regroupements à Bellinzone et Locarno a été retoquée par le Tribunal fédéral. Plus...

Ruée pour ressusciter sa commune d’origine

Fusions Déjà près de 800 bourgeois de communes fusionnées ont fait inscrire le nom de leur ancien lieu d’origine dans le registre d’état civil. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.