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Genève Aéroport se bat contre les compagnies trop pollueuses

Lors du FOROM-Forum économique romand, le responsable des relations extérieures de l’aéroport du bout du Léman évoque un projet de délocalisation du secteur France de l’établissement.

Le directeur général de Genève Aéroport, André Schneider.
Le directeur général de Genève Aéroport, André Schneider.
LAURENT GUIRAUD

Le FOROM-Forum économique romand accueille mardi 800 responsables d’entreprises et de collectivités publiques au Bâtiment des forces motrices de Genève. L’événement est intitulé «Genève Aéroport, moteur du développement économique de la Suisse occidentale et de la France voisine». Du coup, l’avenir de cet établissement autonome de droit public occupe une place prépondérante dans les débats en cours.

Le directeur général de Genève Aéroport, André Schneider, a entre autres insisté sur les efforts de son entreprise en matière de protection de l’environnement. La fiche genevoise du plan sectoriel d’infrastructures aéronautiques (document défini par la Confédération et l’Etat de Genève) impose il est vrai des limitations du bruit et des émissions de CO2 jusqu’en 2030. Afin de remplir ses obligations, Genève Aéroport applique des taxes visant à inciter les compagnies aériennes à œuvrer dans le même sens.

«Dans ce contexte, nous refusons parfois d’accueillir les avions trop bruyants ou trop polluants de certaines compagnies. En ce sens notre principal client, easyJet, a développé une influence vertueuse sur ses concurrents, dès le début de ses opérations au bout du Léman, en 1999. Swiss n’est d’ailleurs pas en reste. La filiale de Lufthansa remplace en ce moment ses Avro par des Bombardier C Series. EasyJet ne se laissera toutefois pas devancer. La compagnie britannique commencera ces prochains jours à introduire dans sa flotte des Airbus A320 neo, des aéronefs peu bruyants et peu polluants», rappelle Bertrand Stämpfli, porte-parole de Genève Aéroport.

Un projet du Pays de Gex

En dépit de toutes ces éloges, Jean-Marc Thévenaz, directeur d’easyJet Switzerland, s’est permis de lancer quelques piques contre Genève Aéroport. Le manager, et non moins pilote de ligne, a ainsi déploré d’importants efforts de Genève Aéroport au profit de compagnies exploitant des vols long-courriers, sans se soucier assez des promptes cadences de rotation dont les court-courriers d’easyJet ont besoin. A cette occasion, Jean-Marc Thévenaz a insisté sur un atout décisif de l’aéroport de Gatwick, lui aussi doté d’une piste unique: un terminal de chaque côté de ladite piste.

Le responsable des relations extérieures de Genève Aéroport, Sébastien Leprat, a alors répliqué en évoquant un projet français relancé l’automne dernier. Il s’agit d’une étude faisabilité conduite par la Communauté des communes du Pays de Gex. Celle-ci porte sur la délocalisation de l’actuel secteur France de l’établissement au nord du site, près de Ferney. Si ce transfert comprend la construction d’un nouveau terminal il faudrait y acheminer des passagers. Cette nécessité rappelle évidemment la construction du nouveau terminal «Dock Midfield», en 2004 à l’aéroport de Zurich, Ce site est relié au principal terminal avec un métro souterrain, le fameux Sky-metro.

Le projet gessien n’est bien sûr qu’en cours d’élaboration, probablement avec le concours de la Direction générale de l’aviation civile française. Au Forum économique romand, la direction de Genève Aéroport aborde aussi d’autres desseins beaucoup plus rapidement réalisables. Comme le développement du virtuel dans les boutiques de l’établissement. Cet effort permettra de se rapprocher davantage de l’évolution de la demande des consommateurs. Tout en gagnant de l’espace, alors que la surface commerciale disponible s’avère relativement faible à l’aéroport. L’effort paraît d’autant plus pertinent qu’un quart du chiffre d’affaires de Genève Aéroport dépend du commerce de détail et de la restauration.

De grands changements sont aussi en préparation dans les parkings, afin d’être prêt pour l’arrivée des voitures autonomes. «Nous multiplierons aussi les bornes de recharge sur le site, afin de faciliter le plein de voitures électriques déjà de plus en plus nombreuses», indique Bertrand Stämpfli.

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