Genève va ériger une tour de 1000 mètres à la Jonction

EvénementLa Haute Ecole spécialisée propose une manifestation sur la frontière et la ville. Avec débats, expos à ciel ouvert et visite virtuelle.

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Une tour de 1000 mètres de haut, la plus haute du monde. Plantée à Genève, au bout de la Jonction. L’affaire ne manque ni d’ambition ni de panache. Elle est l’œuvre de la Haute Ecole spécialisé de Suisse occidentale (HES-SO). Celle-ci organise, du 28 avril au 30 juin, une série d’événements sur le thème «Frontière et urbanité». Une manifestation qui se veut grand public, avec des expositions à ciel ouvert, des concerts, des animations artistiques, mais aussi des colloques et des débats. Et un grand geste architectural.

La HES-SO, ce sont six écoles qui forment aussi bien des architectes, des infirmiers, des informaticiens, des artistes que des travailleurs sociaux. Autant dire qu’elle y fait turbiner les neurones dans des directions multiples. L’événement qu’elle propose consiste justement à offrir un regard sur la ville et la frontière qui profite de toutes ces disciplines.

Et la tour? Elle est virtuelle, bien sûr. Pour la voir, il faudra télécharger une application sur son smartphone et chausser des lunettes à trois dimensions disponibles sur les différents lieux de la manifestation. Ainsi équipé, on pourra l’observer de différents emplacements de la ville, et même grimper à son sommet pour scruter Genève au fil des siècles en s’appuyant sur des cartes topographiques.

Un iceberg dans la rade

Les esprits délurés de la HES se sont alliés aux informaticiens pour faire voir une Genève inédite: un lac asséché, une rade menacée par un iceberg ou encore un monstrueux défilé d’avions représentant tous les vols d’un jour à l’aéroport.

On devrait donc voir bientôt des badauds, mi-niais, mi-hilares, observer la ville, leurs lunettes sur le nez. On les trouvera avant tout autour de grandes bornes de six mètres de haut, couvertes de miroirs. C’est l’un des autres événements de la HES. 25 de ces monuments seront disposés au centre-ville et en France voisine (lire notre édition du 6 avril). L’idée: offrir un regard différent et ludique sur notre environnement et susciter la réflexion grâce à des interventions artistiques ou scientifiques. Leur succès dépendra évidemment de l’appropriation qui en sera faite par les passants.

Autre projet: les travailleurs sociaux ont collaboré avec leurs confrères français pour proposer, dans l’ancienne douane de Gaillard, une exposition street-art. La manifestation se tourne vers la région. Les résultats d’une enquête sur le Grand Genève et leurs habitants seront dévoilés. Un colloque traitera de la gestion de la métropole.

Plus de 5000 étudiants

«Cette manifestation se veut jeune et tournée vers l’avenir», note François Abbé-Decarroux, directeur général de la HES-SO. Jeune, comme son école. Créée il y a dix-huit ans, elle a acquis son autonomie il y a deux ans. Malgré ses 5400 étudiants, elle est encore mal connue. «On croit souvent qu’on accueille des jeunes entre 15 et 18 ans alors qu’ils ont en moyenne 23 ans.» On y trouve 73% de résidents suisses et 8% d’enfants de frontaliers. Ces étudiants, dont certains viennent de l’apprentissage, peuvent ainsi suivre une filière parallèle à l’Université, renforçant ainsi la démocratisation des études.

Par cet événement, la HES-SO vise à «renforcer sa notoriété», note son directeur général, qui met en avant ses atouts: un ancrage régional proche des besoins économiques, sociaux et sanitaires et une forte interdisciplinarité qui favorise «les regards croisés». Programme dès le 28 avril sur evenement-hes.hesge.ch

Créé: 08.04.2016, 07h23

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