Longchamp répond à Broulis sur le Grand Genève

PolémiqueLe 8 décembre, Vaud, Genève et la région Auvergne-Rhône-Alpes signeront le troisième plan du projet d'agglo franco-valdo-genevois.

D'ordinaire, le courant passe entre les trois magistrats PLR, ici réunis à l'occasion de l'inauguration des Halles Sud de Beaulieu en mars 2011. De gauche à droite: Pascal Broulis, Jacqueline de Quattro, François Longchamp.

D'ordinaire, le courant passe entre les trois magistrats PLR, ici réunis à l'occasion de l'inauguration des Halles Sud de Beaulieu en mars 2011. De gauche à droite: Pascal Broulis, Jacqueline de Quattro, François Longchamp. Image: ARC-archives

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Le projet d'agglomération franco-valdo-genevois, baptisé Grand Genève lors de la signature du deuxième plan quadriennal en juin 2012, s'approche à grands pas de sa version 3. Le nouvel engagement de projets entre Genève, l'ARC, l’association régionale de coopération du Genevois français, et Nyon Région sera en effet signé le 8 décembre. En marge de cet événement, les déclarations dans la Tribune de Genève du grand argentier Pascal Broulis, pour qui «le Grand Genève ne fait pas sens pour les Vaudois», n'a pas laissé le président du Conseil d'Etat sans réaction.

Lire aussi: Projets d'agglo 1, 2 et 3

François Longchamp remet l'église au milieu du village dans une interview publiée par Le Temps ce jeudi: «J'ai surtout été surpris que Pascal Broulis s'exprime sur un dossier qu'il n'a jamais traité... C'est sa collègue Jacqueline de Quattro qui est en charge et est d'ailleurs vice-présidente du Grand Genève, qui montre à quel point le Canton de Vaud est impliqué.»

Le canton de Vaud a préféré le terme de Lausanne région (ou de Nyon Région) plutôt que celui de Grand Lausanne. Dans les deux cas, il s'agit de désigner l'aire urbaine qui ne cesse de déborder le territoire des municipalités et réclame une gouvernance adaptée. Rien à voir avec la Métropole lémanique dont l'extension géographique est tout autre. Haut de la page

Projets d'agglo 1, 2 et 3

Le Grand Genève se regarde dans le miroir européen


Le 1er projet d'agglomération franco-valdo-genevois, qui ne s'appelait pas encore Grand Genève, a été signé le 5 décembre 2007 à Genève. L'opération initiée par la Confédération permettait aux cantons et à leurs partenaires de recevoir des financements pour le transport d'agglomération. A Genève, le projet d'agglo a pris la forme d'une vaste réflexion politique et d'engagements réciproques entre la France voisine – qui devait augmenter l'emploi – et Genève – qui s'était engagé à construire 2000 logements par année.

Le deuxième projet d'agglo a été signé le 28 juin 2012, avec un an de retard. Il s'inscrit toujours dans des projets d'infrastructures (trams principalement, bus à haut niveau de service, mobilité douce et CEVA, qui a en fait démarré avant), dont le cofinancement est assuré par un budget fédéral. Le 25 septembre 2013, il a tenté de réduire son déficit démocratique en instaurant le premier Forum d'agglomération du Grand Genève.

Après le départ du gouvernement de Robert Cramer, le projet d'agglomération perdit de sa visibilité, aucun conseiller d'Etat n'ayant décidé d'en incarner la réalisation.

Le troisième projet d'agglo sera signé le 8 décembre. Le site officiel du Grand Genève www.grand-geneve.org ne donne encore aucune information sur ce nouveau plan quadriennal.

Dans Le Dauphiné Libéré du 17 novembre dernier, le Savoyard Bernard Gaud, qui fut une des principales chevilles ouvrières du Grand Genève, ne cache pas une certaine déception. «Je n'aurais pas signé le projet d'agglo III», lâche l'ancien maire de Chevrier, au pied du Vuache. Le projet d'agglo III permettra que Berne finance en partie le bus à haut niveau de service du Pays de Gex et l'extension des trams vers Annemasse et Saint-Genis. Cependant, l'élu haut-savoyard, désormais à la retraite, regrette le sabordement du fonds d'équipement régional (240 millions en dix ans) et le rejet par les citoyens genevois du cofinancement de P+R en France voisine en 2014.

Bernard Gaud ne se résigne pas. Il vient de publier à la Salévienne «Post tenebras Lux sur les finances du Grand Genève», une petite brochure dans le cadre du Manifeste pour le Grand Genève, lancé en 2014 par un groupe de pression favorable à une collaboration accrue transfrontalière.

Créé: 24.11.2016, 13h21

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