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«J’ai réussi à faire sortir le diable»

Martin, 55 ans, était en bonne santé générale. Avant d’attraper le virus et de frôler la mort aux soins intensifs. Témoignage.

On administre antibiotiques et soins au patient intubé. Cela ne suffit pas à le sauver, son organisme doit se battre.
On administre antibiotiques et soins au patient intubé. Cela ne suffit pas à le sauver, son organisme doit se battre.
Aurélie Toninato

«Après qu’on m’a sorti du coma artificiel et retiré le tuyau dans ma gorge, j’ai toussé, encore et encore. J’ai craché mes poumons. J’ai alors eu l’impression d’avoir réussi à faire sortir le diable de mon corps.»

Martin*, 55 ans, est le premier extubé Covid-19 genevois à être sorti des soins intensifs, ce service de l’hôpital qui prend en charge les cas les plus graves. Le 5 avril, l’unité comptait 56 malades, dont 50 sont endormis et intubés sous respiration artificielle. Pour cinq, dix, vingt jours parfois. Avant d’être extubés et d’ouvrir les yeux, parce que l’organisme résilient s’est relevé. Ou de ne plus jamais se réveiller parce que les dégâts sont irréversibles.

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