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Jacqueline de Quattro monte sur scène

La conseillère d’État vaudoise a été invitée à participer en fin d’année à la revue fribourgeoise.

Jacqueline de Quattro participera à la revue satirique Fribug.
Jacqueline de Quattro participera à la revue satirique Fribug.
Vanessa Cardoso / 24H

«Un conseiller d’État doit faire bonne figure car il endosse une fonction publique. Sur les planches, vous pouvez dire plus de choses.» La Vaudoise Jacqueline de Quattro est enjouée quand elle confirme la nouvelle parue dans «La Liberté»: elle va participer au spectacle Fribug, la revue fribourgeoise de fin d’année, qui a déjà intégré par le passé le Neuchâtelois Claude Frey et le Genevois Charles Poncet.

La libérale-radicale a toujours aimé le théâtre. Et pas uniquement comme spectatrice. «J’en ai fait de temps en temps à l’école. J’étais très timide, mais face aux spectateurs, je m’éclatais. Être sur les planches, cela me libère.» Un jour, quelqu’un lui a demandé ce qu’elle aimerait faire après la politique, Jacqueline de Quattro a justement répondu «du théâtre».

Jean-Luc Nordmann, grand manitou de la revue fribourgeoise, semble l’avoir prise au mot. Il lui a proposé de faire un essai. Elle a accepté, sans hésiter à s’expatrier en terres fribourgeoises. Les choses se sont enchaînées. Le spectacle aura lieu du 27 novembre au 31 décembre, au restaurant de la Croix-Blanche au Mouret. Quel sera son rôle? Mystère et boule de gomme! «Cela a une connexion avec la politique, mais je serai à contre-emploi… Laissez-vous surprendre!»

«Garder une touche légère»

Pour les répétitions, la Vaudoise sera disponible par petites tranches, le soir et le week-end. Outre sa fonction de conseillère d’Etat, Jacqueline de Quattro est en effet candidate au Conseil national. Le spectacle se déroulera après les élections du 20 octobre. Si elle est élue, elle quittera le gouvernement vaudois. Jacqueline de Quattro assure qu’il ne faut pas voir dans cette participation théâtrale une façon de faire campagne. «Je ne voulais même pas que l’information sorte, mais Fribug doit faire sa communication. Et puis, il y aura autant de gens qui trouveront cela sympathique que de personnes qui s’y opposeront.»

Si faire rire n’est pas la première mission du politicien, elle y voit une façon de «garder une touche légère dans une fonction qui ne l’est pas». Elle apprécie l’humour, y compris quand elle en est la cible. La preuve? Dans son bureau, elle est entourée de caricatures où l’on se moque d’elle. Avoir de l’autodérision, c’est très sain, foi de conseillère d’État. Elle ajoute qu’être brocardé peut être un honneur pour un personnage public, puisque cela veut dire qu’il existe. Avec une limite: «Il ne faut pas être insultant, blessant ou malhonnête.»

Reste une question: les politiciens sont-ils des acteurs-nés? «Je n’irais pas jusque-là, mais il faut être à l’aise pour parler en public. Si vous vous excusez d’être là, vous n’avez aucune présence sur scène.» Hors de question, en revanche, de jouer un rôle. Elle l’affirme: en politique, il faut être sincère. «Vous ne pouvez pas raconter des choses auxquelles vous ne croyez pas.» C’est une béotienne qui montera sur les planches. «J’ai tout à apprendre, conclut-elle. J’espère être à la hauteur.»

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