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Jugé pour avoir aidé une aînée à suivre son mari dans la mort

Ce médecin a accompagné une octogénaire qui n’avait pas de grave maladie. Son procès s’ouvre lundi à Genève.

«Elle a dit que si nous ne pouvions pas l’aider, elle agirait seule. J’étais certain qu’elle le ferait et il fallait éviter un suicide violent», explique Pierre Beck.
«Elle a dit que si nous ne pouvions pas l’aider, elle agirait seule. J’étais certain qu’elle le ferait et il fallait éviter un suicide violent», explique Pierre Beck.
Yvain Genevay

«Si c’était à refaire, je le referais. Je ne me voyais pas me laver les mains face à cette situation, laisser cette femme dans la détresse et apprendre quelques jours plus tard qu’elle avait mis fin à ses jours en sautant dans le vide.» Le propos est celui de Pierre Beck, médecin à la retraite et vice-président d’Exit en Suisse romande. En avril 2017, il a accompagné une octogénaire genevoise qui voulait mettre fin à ses jours et partir en même temps que son époux mourant. Cette femme ne souffrait pas d’une maladie gravement invalidante, mais la perspective de devenir veuve lui était insupportable. Après une enquête, le Ministère public genevois a condamné le Dr Beck à une peine pécuniaire. Ce dernier a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. Il sera jugé lundi prochain.

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