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Canton de GenèveJugé pour avoir violé et tué une enfant de 12 ans

Le procès d'un chauffeur de taxi de 42 ans s'est ouvert lundi. Il est accusé du viol et du meurtre de la fille de sa compagne en 2012.

L'affaire avait provoqué une vive émotion à Genève.
L'affaire avait provoqué une vive émotion à Genève.
Keystone

Le procès d'un homme de 42 ans, accusé d'avoir violé et tué une fille de 12 ans et d'avoir abusé et violenté plusieurs femmes avec qui il entretenait une liaison, s'est ouvert lundi devant le Tribunal criminel de Genève. Le prévenu conteste la totalité des faits qui lui sont reprochés.

«Je suis un monstre pour tout le monde», a déclaré à ses juges l'accusé, chauffeur de taxi de profession. L'homme, d'origine éthiopienne, qui vit en Suisse depuis qu'il a 16 ans, a passé six années en détention préventive. Il a raconté qu'à Champ-Dollon, il lui a souvent été difficile d'affronter le regard des autres.

L'interrogatoire de l'accusé a débuté lundi après-midi. La présidente du tribunal Isabelle Cuendet a choisi d'aborder, pour commencer, le volet des violences faites aux femmes dont est soupçonné le prévenu. Ce dernier sera entendu sur le viol et le meurtre de la jeune Semhar mardi, en principe.

Des menteuses

Devant le tribunal, l'accusé a nié en bloc. Il n'a jamais enfermé une de ses compagnes dans l'appartement où ils vivaient. Il ne lui a pas non plus imposé des relations sexuelles sous la contrainte, ni des pratiques non consenties, comme la sodomie. Il a juste admis l'avoir frappée une fois.

Le prévenu a eu souvent de la peine à s'exprimer clairement lundi. La présidente du tribunal et son avocat Vincent Spira ont dû parfois reformuler leurs questions plusieurs fois pour obtenir des réponses un tant soit peu satisfaisantes. Pour l'accusé, les femmes qui lui reprochent des violences mentent, car tout allait toujours bien.

Il connaissait la jeune adolescente

Le prévenu est jugé aussi pour le viol et le meurtre de Semhar. L'accusé entretenait une relation avec la mère de l'enfant. Il connaissait donc la victime. Selon le Ministère public, il a profité un soir d'août 2012 de se retrouver seul avec la jeune adolescente dans l'appartement où elle vivait pour abuser d'elle et la tuer.

Il a ensuite, d'après l'acte d'accusation, caché le corps de Semhar sous le lit de la chambre parentale, puis est allé dîner avec la mère de l'enfant au restaurant. Le meurtre de Semhar avait suscité une vague d'émotion à Genève et profondément marqué les habitants du quartier où habitait l'enfant.

Le Ministère public veut une condamnation pour assassinat. La défense, de son côté, va plaider l'acquittement. Le procès est programmé sur dix jours.

ats

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