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Le Laboratoire des matériaux de construction fête un siècle d’étude du béton

L’un des plus vieux labos de l’École polytechnique fédérale a notamment travaillé sur la rénovation des barrages du Grimsel

Les 100 ans du laboratoire des matériaux de l'EPFL
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Odile Meylan
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Odile Meylan
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Odile Meylan
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Un anniversaire en béton. À l’EPFL, le Laboratoire des matériaux de construction souffle ses cent bougies. Pour marquer le coup, l’un des plus vieux labos de l’école a ouvert ses portes au public vendredi. S’il étudie tous les matériaux qui servent à la construction, des parois en verre du siège de l’ONU à la dérive du bateau Alinghi, le labo est spécialisé dans le béton. L’occasion d’en apprendre plus sur ce matériau dont la production mondiale avoisine les 4200 millions de tonnes par an. La directrice du laboratoire, Karen Scrivener, fait le point.

Entre les routes, les barrages, les infrastructures et les ponts, le béton est partout. Pourrait-on s’en passer aujourd’hui?

Non, car aucun autre matériau ne pourrait se substituer au béton au vu des quantités utilisées. On entend par exemple certaines personnes dire qu’il faut tout construire en bois. Mais, au niveau mondial, c’est loin d’être réaliste, il n’y en a tout simplement pas assez. En outre, le béton a comme avantage de pouvoir être conçu n’importe où dans le monde et il est très bon marché.

On sait le matériau très polluant à fabriquer. Va-t-on vers un béton plus écologique?

On a tendance à focaliser sur les 10% des émissions de CO2 en lien avec les activités humaines dont est responsable le béton pour sa fabrication. Cela semble énorme, mais le béton est absolument partout, la demande est gigantesque. Il faut donc nuancer. Si le béton devait être remplacé par un autre matériau, le ratio ne serait pas meilleur. Pour autant, nous faisons des efforts pour produire un béton moins gourmand en énergie.

Le pont Morandi, en béton, vient de s’effondrer.Quel regard portez-voussur ce drame?

En l’occurrence, le problème n’est pas le béton mais la façon dont il a été utilisé, la façon dont il a été entretenu. Et le problème est plus lié à l’acier, à la corrosion, qu’au béton lui-même.

Le béton d’aujourd’huiest-il le même que celuid’il y a soixante ans?

Le béton n’est pas un matériau unique mais l’assemblage d’une grande gamme de matières. Il y a quelques décennies, on avait moins de connaissances sur le résultat, ses propriétés, telles que sa résistance. Aujourd’hui, on maîtrise mieux le produit et sa qualité.

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